Trois salles de l’exposition sont consacrées au domaine funéraire . Le matériel funéraire de l’Égypte tardive est moins abondant qu’aux époques précédentes mais chacun de ses éléments peut atteindre une qualité remarquable. De splendides exemples ont été rassemblés afin de témoigner du luxe dont s’entouraient les élites égyptiennes tant à l’intérieur du caveau funéraire que dans la chapelle, partie accessible de la tombe où l’on vient rendre le culte aux défunts.

La première salle consacrée au « domaine des morts » réunit les objets traditionnellement présents dans la chapelle funéraire aux époques tardives. Table d’offrandes, situle et stèles étaient utilisées pour procurer magiquement au défunt la nourriture nécessaire dans l’au-delà.

Dans la seconde salle sont présentés de magnifiques exemples de chacun des éléments du mobilier qui entouraient le défunt à l’intérieur du caveau. Cercueil, papyrus richement illustré, scarabée de coeur, vases canopes, effigie du dieu des morts et serviteurs funéraires de diverses époques ont été rassemblés pour leur qualité plastique exceptionnelle.

La troisième salle rassemble les divers éléments de la tombe d’un personnage contemporain du IVe siècle avant notre ère . Ce prêtre, nommé Ânkhemmaât, a officié à Héracléopolis, une ville située à proximité de l’ouverture du Fayoum sur la vallée du Nil, à une centaine de kilomètre au sud de Memphis. Ce notable provincial a emporté avec lui les pièces essentielles lui permettant de survivre dans l’au-delà, ce qui fait de son mobilier funéraire un exemple particulièrement significatif de tombe des époques tardives.

Ouchebti de Psammétique fils de Sébarékhit
Ouchebti de Psammétique fils de Sébarékhit © The Trustees of the British Museum

À côté de son cercueil et de sa parure de momie (Grand masque funéraire, collection privée), on compte également toute une troupe de serviteurs funéraires, une statue du dieu des morts ainsi qu’un grand coffret magnifiquement décoré, destiné à recueillir les viscères momifiés et des linges utilisés au cours de la momification.

Des pharaons libyens aux souverains lagides Après s’être concentrée sur la représentation des Égyptiens et sur le mobilier qui les accompagne dans l’au-delà, l’exposition s’attarde sur l’image du pharaon . Les dix derniers siècles de l’Égypte pharaonique connaissent des bouleversements politiques majeurs car le pays est tantôt gouverné par des rois égyptiens, tantôt dominé par des rois d’origine étrangère. Tout au long de cette période, l’image que l’on se fait du pharaon évolue. Cette évolution est illustrée par des têtes royales contemporaines de chacune des époques prises en compte par l’exposition : époque libyenne, dynastie kouchite, XXVIe dynastie, époque perse, dernières dynasties indigènes et époque ptolémaïque . Si chacune des têtes royales peut être replacée dans l’époque qui l’a créée, il est pour autant difficile de proposer une attribution certaine en l’absence de texte : plus qu’un portrait, c’est l’image que chaque époque se fait de son souverain que chacune de ces têtes représente.

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