A l’auditorium du Louvre

Conférence de présentation d’exposition

Lundi 24 octobre à 12h30 - Au royaume d’Alexandre le Grand. La Macédoine antique par Sophie Descamps, musée du Louvre

L’Oeuvre en scène

Mercredi 2 novembre à 12h30 -L’Alexandre à la lance du musée du Louvre : une adaptation singulière d’un chef-d’oeuvre de Lysippe dans l’Égypte des Pharaons par Sophie Descamps, département des Antiquités grecques, étrusques et romaines, et Marc Étienne, département des Antiquités égyptiennes, musée du Louvre Cette statuette de bronze découverte en Basse Égypte et conservée depuis 1852 au département des Antiquités grecques, étrusques et romaines du Louvre, est la réplique adaptée d'une oeuvre disparue du sculpteur Lysippe, portraitiste officiel d’Alexandre le Grand. Exécutée au IVe siècle avant J.-C, la statue de bronze représentait le conquérant armé d’une lance et d’une épée mais l’enquête révèle que la statuette était coiffée d’une couronne égyptienne, association qui conduit à s’interroger sur la spécificité iconographique de cette effigie éclectique d’Alexandre.

Colloque

Samedi 3 décembre de 10h à 18h

La Macédoine du VIe siècle à la conquête romaine : formation et rayonnement culturels d’une monarchie grecque

Vendredi 2 décembre à l’auditorium de l’INHA, samedi 3 décembre à l’auditorium du musée du Louvre en collaboration avec l’UMR ArScAn Maison René Ginouvès de Nanterre et l’INHA. Entrée libre

Le but de ce colloque est de mettre en lumière les origines et le développement de ce centre de production artistique original, et de faire le point sur les influences venues des contrées du pourtourméditerranéen dont il a tiré parti. Il sera question aussi d’apprécier la part du rayonnement culturel et artistique de la Macédoine dans le nouvel équilibre politique d’un monde hellénistique né des conquêtes d’Alexandre. Les spécialistes invités à prendre la parole envisageront ainsi les relations culturelles que la Macédoine entretenait avec la Grèce des cités, l’Asie Mineure, l’Anatolie achéménide, Chypre, l’Égypte et l’Italie méridionale, depuis la fin de l’époque archaïque jusqu’à 168 avant J.-C., date de la défaite à Pydna de Persée, dernier roi macédonien. Cette seconde journéerassemblera plus particulièrement les archéologues et universitaires venus de Grèce du Nord et présentera les découvertes macédoniennes en termes d’influences reçues et transmises.

Casque en bronze et masque en or Vers 520 av. J.-C. Sindos, tombe 115 Bronze et or 22 cm
Casque en bronze et masque en or Vers 520 av. J.-C. Sindos, tombe 115 Bronze et or 22 cm © Hellenic Ministry of Culture and Tourism / Archaeological Receipts Fund

Soirée thématique autour d’Alexandre le Grand

Jeudi 8 décembre, conférence à 18h30

Les historiens d’Alexandre le Macédonien : la fabrique du mythe par Janick Auberger, université du Québec, Montréal Comme tous les personnages fauchés en pleine jeunesse, Alexandre fut l’objet de biographies teintées de légende. Déjà de son vivant, il contrôlait soigneusement son image. Après samort, ses compagnons et héritiers comprirent tout l’intérêt qu’il y avait à entretenir les belles histoires qui embellissaient les aventures qu’ils avaient vécues avec lui. Par la suite on a continué à cultiver le mythe, faisant du conquérant une « boîte à fantasmes » que notre XXIe siècle continue à remplir.

Concert de musique de l’antiquité de 20h à 22h

Les musiques qu’aimait Alexandre le Grand - Concert de musique de l’antiquité de l’Ensemble Kérylos (direction Annie Bélis).

Les auteurs antiques en témoignent : Alexandre aimait passionnément la musique. En Macédoine et jusque dans ses campagnes les plus lointaines, il appela auprès de lui la fine fleur des musiciens, chanteurs, aulètes, citharistes et compositeurs. Par un rare bonheur, des papyrus musicaux grecsnous ont transmis des oeuvres de compositeurs dont nous savons qu’ils furent appréciés de Philippe de Macédoine, puis d’Alexandre et de ses successeurs.Fondé et dirigé par Annie Bélis, l’Ensemble Kérylos, avec ses instruments fidèlement restitués, se voue depuis vingt ans à faire connaître à travers le monde un patrimoine musical silencieux depuis deux millénaires.Le concert du Louvre constituera un événement : le public partagera, vingt-cinq siècles après Alexandre, quelques-unes des oeuvres « macédoniennes » qui firent son admiration, et il entendra, au Louvre même, deux papyrus musicaux qui appartiennent aux collections du musée : un spectaculaireextrait, à trois personnages, de la tragédie Médée de Carcinos (vers 360 av. J.-C.) et une longue partition magique, envoûtante jusqu’à inspirer le frémissement.

Les principaux sites archéologiques de Macédoine antique

Les principaux sites archéologiques de Macédoine antique
Les principaux sites archéologiques de Macédoine antique © Au royaume d’Alexandre le Grand. La Macédoine antique

Et aussi, sous l’égide du Centre culturel grec

Colloque « A la recherche des racines d’Alexandre le Grand » Auditorium de l’Institut Goethe

  • 10h : Légendes dynastiques des rois macédoniens, par Angeliki Kottaridi, archéologue, Ephore, directeur du site de Vergina

  • 11h30 : Philippe II, fondateur de la Macédoine nouvelle, par Miltiadis Hatzopoulos, historien, membre de L’Académie des Inscriptions et Belles Lettres, ancien Professeur à l’Université deParis X-Nanterre

  • 14h : La jeunesse d’Alexandre le Grand en Macédoine, années qui ont forgé son destin, par Robin Lane Fox, historien, professeur au New College Oxford

  • 15h30 : Les fouilles françaises en Macédoine et l’exposition « Au royaume d’Alexandre le Grand. La Macédoine antique», par Sophie Descamps, conservateur en chef au musée du Louvre

  • 17h : Dernières découvertes au palais de Philippe II à Aigai : une oeuvre architecturale, expression du despotisme éclairé,par Angeliki Kottaridi
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