Kalachnikov
Kalachnikov © CC Fanagt

La kalashnikov, « l’arme des pauvres », emblématique de tous les conflits mondiaux, connait un succès grandissant aux Etats-Unis. La version civile du célèbre AK47, le Saiga, se vend comme des petits pains auprès des chasseurs et amateurs d’armes américains, nous explique le New York Times . Surnommée « l’arsenal de la Russie », l’usine d’Ijevsk en Russie a vu progresser la demande de Saiga de 50 % en 2011. Ce d’autant plus que les nouveaux modèles de kalachnikovs militaires sont moins demandés. Environ 100 millions de kalachnikov sont sorties de l'usine depuis leur création et le marché d'occasion est florissant. La copie d’AK 47, notamment chinoise, circule partout.

Dans son livre sur l’histoire de la kalachnikov, Ma dernière création est un piège à taupes , Oliver Rohe la décrit comme "l’arme individuelle ultime, conçue depuis la base pour la base, une arme puissante et d’une bonne précision". Le New York Times a recueilli le témoignage d’un installateur de portes de garage du Tennessee : "J’ai acheté un Saiga parce que c’est une arme russe, fabriquée juste à côté de ses frères les AK, et aucun fusil au monde n’est aussi fiable." Et le journal américain de préciser : "les recettes tirées des ventes de ces fusils destinés aux civils aux Etats-Unis permettent de réorganiser les lignes de production de l’AK-12 (dernier né de la gamme) afin d’offrir des tarifs plus bas au Kremlin."

Le marché civil américain des armes est le plus important au monde. L’année dernière, la machine de guerre russe ne représentait qu’une infime partie des profits générés par le secteur mais les ventes de Saiga ont augmenté beaucoup plus rapidement . Maksim V. Kuzyuk, membre du Conseil de l’Usine d’Ijevsk,a fait une étude de marché avant de proposer l’arme russe à la vente aux Etats-Unis : "Typiquement, une famille américaine possède 5 ou 6 fusils à canon long ou court. Certains collectionneurs ont même plus de 20 armes", precise-t-il au journal.

Dans son livre, Oliver Rohe poursuit sa description ains : "Une machine régie par un mécanisme qui ne s’enraye jamais et ne tombe jamais en panne, qui résiste à toutes les conditions climatiques" et économiques, aurait-on envie d’ajouter.

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