jean-marc ayrault demande la dissolution d'un groupe d'extrême droite
jean-marc ayrault demande la dissolution d'un groupe d'extrême droite © reuters

Jean-Marc Ayrault a demandé samedi au ministre de l'Intérieur Manuel Valls d'engager "immédiatement" la procédure de dissolution du groupuscule d'extrême droite Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR).

La mort, mercredi à Paris, de Clément Méric, étudiant à Sciences-Po et militant "antifasciste" a suscité une vive émotion au sein de la classe politique.

Les cinq suspects déférés au parquet dans la nuit de vendredi à samedi ont indiqué aux enquêteurs être des sympathisants du groupe "Troisième Voie", affilié aux JNR de Serge Ayoub, qui a lui-même été entendu par les enquêteurs.

Jean-Marc Ayrault a précisé dans un communiqué:

Sur la base des éléments transmis par le ministre de l'intérieur, je lui ai demandé d'engager immédiatement la procédure contradictoire, préalable à la présentation au président de la République, en Conseil des ministres, du décret de dissolution des Jeunesses nationalistes révolutionnaires", écrit samedi le Premier ministre dans un communiqué.

l indique également avoir demandé à Manuel Valls d'étudier les conditions dans lesquelles d'autres associations pourraient être dissoutes.

Le ministre de l'Intérieur a réagi sur I-Télé:

Il n'y a pas de place dans la République pour ceux qui nient ses valeurs, et nous sommes très déterminés, et nous serons mêmes impitoyables à l'égard de ceux qui s'en prennent à ces valeurs. C'est ce que nous devons en mémoire à ce jeune garçon.

Jean-Marc Ayrault avait exprimé jeudi l'intention du gouvernement de "tailler en pièces" les groupuscules d'extrême droite, accusés d'être derrière l'agression de l'étudiant de 18 ans.

Mais la dissolution de ces groupes doit répondre à des critères parfois difficiles à définir et ne constitue pas une solution à long terme, estiment les analystes.

L'Etat peut dissoudre un groupe si ce dernier répond à l'un des sept critères prévus dans le cadre de l'article L212-1 du code de la sécurité intérieure issu d'une loi de 1936 sur les groupes de combat et les milices privées.

Sont notamment concernées les associations provoquant des "manifestations armées dans la rue", ayant pour objectif "d'attenter par la force à la forme républicaine du gouvernement" ou provoquant "à la haine ou à la violence envers une personne en raison de ses origines, son ethnie, sa race ou religion".

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