Plus de deux ans que la Syrie est en guerre et Bachar al-Assad ne compte pas fléchir : il a donné une interview sur la chaîne Al-Manar du Hezbollah libanais. Le dictateur a l'intention de gagner la guerre et les élections de 2014.

Le résumé de l'entretien, Valérie Crova

Les alliés de la Syrie
Les alliés de la Syrie © Radio France

Oui, Bachar al-assad a reçu des armes de la Russie. Il a justifié l'acquisition de systèmes sophistiqués de défense anti-aérienne à cause des menaces israéliennes sur le front du Golan :

Tous les accords passés avec la Russie seront honorés et une partie l'a déjà été dernièrement. Les Russes et nous continuerons d'honorer ces accords.

Ces missiles ultra-modernes peuvent détruire des avions ou des missiles guidés.

La Russie dément : selon des sources au sein du complexe militaro-industriel russe, citées par les quotidiens Vedomosti et Kommersant, ces missiles n'ont pas encore été livrés.

Le dictateur syrien a répété être "très confiant" dans la victoire de ses troupes face aux rebelles et n'a pas écarté de se présenter à la présidentielle de 2014. depuis deux ans, l'opposition politique et militaire exige son départ du pouvoir. Ce départ de Bachar al-Assad est pour l'opposition un préalable à une éventuelle participation à une conférence de paix. L'ONU a annoncé latenue d'une réunion préparatoire le 5 juin à Genève entre représentants des Etats-Unis, de Russie et des Nations unies. Bachar al-Assad a réfusé toute condition mais a donné son accord de principe à cette conférence.

Extrait de l'entretien

La situation en Syrie
La situation en Syrie © Radio France

Autre aveu de Bachar al-Assad, qui sonne aujourd'hui comme une évidence :il a reconnu que le mouvement chiite libanais du Hezbollah, un allié historique de l'Iran, combattait aux côtés de ses troupes syrienne dans la ville stratégique de Qousseir au centre-ouest du pays, proche de la frontière libanaise.

Sur le terrain, les combats continuent : 94 000 personnes ont péri en plus de deux ans selon une ONG syrienne. Cinq millions de Syriens ont fui le pays. A Qousseir, soldats et combattants du Hezbollah se préparent à y attaquer la dernière poche rebelle, alors que l'opposition a lancé un appel "urgent" à la communauté internationale pour sauver "plus de 1 000 civils blessés" piégés dans la ville. Le contrôle de Qousseir, cible d'un assaut lancé le 19 mai, est essentiel pour le pouvoir car la ville relie Damas au littoral, sa base arrière.

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