Le président progresse encore de 2 points en novembre pour atteindre 43% de Français estimant qu’il est un bon président de la République, selon le sondage mensuel Odoxa-Dentsu Consulting pour France Inter et la Presse Régionale.

Il y a comme un jeu de vases communicants au sommet de l’exécutif : la popularité d'Emmanuel Macron monte autant que celle de son Premier ministre dégringole
Il y a comme un jeu de vases communicants au sommet de l’exécutif : la popularité d'Emmanuel Macron monte autant que celle de son Premier ministre dégringole © Maxppp / Arnaud Journois

Selon le dernier baromètre Odoxa - Dentsu Consulting pour France Inter et la presse régionale, (étude sur 1 005 Français représentatifs de la population), il ressort que l’impopulaire Jean Castex fait briller Emmanuel Macron et Edouard Philippe, selon l'institut de sondage, tandis que la candidature de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle est réprouvée par l'opinion. 

Castex-Macron, les vases communicants

Le président progresse encore de 2 points en novembre pour atteindre 43% de Français estimant qu’il est un bon président de la République. Depuis le printemps dernier, sa popularité n’a cessé de progresser : 5 points depuis septembre et 8 points depuis mai. Emmanuel Macron s’est nettement "dépolarisé" ; son image est désormais beaucoup moins clivante qu’avant le printemps dernier. On le mesure notamment sur son image croisée avec la proximité partisane des personnes interrogées. 

La tendance est clairement inverse pour Jean Castex qui ne compte désormais plus que 35% de Français jugeant qu’il est "un bon Premier ministre". En effet, sa popularité recule encore en novembre (-2 points) après avoir déjà perdu 3 points le mois dernier. Depuis sa nomination, c’est même la dégringolade : Jean Castex se situe à 13 points du niveau qu'il avait peu après son arrivée à Matignon (48% en août selon l’Ifop). Sa popularité perd 5 pts depuis le baromètre Odoxa de septembre et se situe 13 pts en dessous de celle de son prédécesseur, Édouard Philippe, au moment de son départ (48%). 

Pour compléter ce sombre tableau, le chef du gouvernement ne parvient pas/plus à séduire au-delà du cercle étroit de ses propres supporters : contrairement au président, il est impopulaire auprès des sympathisants de tous les partis politiques en dehors de ceux de LaREM (69% ; soit, tout de même 26 pts de moins qu’Emmanuel. Macron). Tout se passe donc comme si les points gagnés depuis ces derniers mois par le président lui avaient été donnés par son Premier ministre, l’un perdant autant de points que l’autre en gagne.

Il y a donc un jeu de vases communicants qui se poursuit au sommet de l’exécutif entre Emmanuel Macron et son Premier ministre. Désormais, la popularité du président de la République est de 8 points supérieure à celle de Jean Castex : 43% vs 35%

Édouard Philippe toujours aussi bien vu

Édouard Philippe lui, garde toute la sympathie des Français, puisqu'il renforce un peu plus sa domination : premier auprès des Français et n°2 auprès des sympathisants de gauche comme de droite. Emmanuel Macron peut se réjouir de ne plus avoir Edouard Philippe comme Premier ministre, mais la réciproque est tout à fait vraie aussi : "quitter Matignon fait un bien fou à la popularité de l’ex-Premier ministre", annonce Odoxa. En effet, déjà leader ces deux derniers mois, Edouard Philippe renforce ce mois-ci encore un peu plus sa domination sur le  palmarès de l’adhésion ! Il est premier avec 51% de Français déclarant ressentir du soutien ou de la sympathie à son égard.

À droite, c’est Nicolas Sarkozy qui devance l'ancien Premier ministre tandis qu’à gauche, le très clivant Jean-Luc Mélenchon conserve sa place de n°1 devant Edouard Philippe et Christiane Taubira. 

Jean-Luc Mélenchon, bonne cote d'adhésion mais mauvaise image

La position du leader de la France Insoumise est complexe. Car, s'il est n°1 à gauche sur la cote de l’adhésion établie par Odoxa- Dentsu Consulting, il demeure surtout la personnalité politique suscitant le plus de rejet en France (51%), devant Marine Le Pen. Son image n'est pas bonne, 68% des Français disent avoir une mauvaise opinion de lui. Une image qui s’est dégradée de 11 points depuis depuis septembre 2017. Assez logiquement, plus de 2 Français sur 3 (67%) désapprouvent sa candidature à la présidentielle estimant qu’elle serait un "handicap" pour la gauche (67%) et même pour son propre parti (58%). 

Les ex-présidents en lumière

Une autre personnalité retrouve la lumière ce mois-ci : Nicolas Sarkozy. Les rebonds judiciaires de ses affaires – avec le revirement surprise de Takieddine – lui permettent de se rappeler au souvenir des Français (il est 4e sur le palmarès avec 34% de cote d’adhésion) et surtout des sympathisants de droite (hors RN) : "il reste le chef aimé et regretté d’un peuple de droite en mal de leader", estime Odoxa.  

À gauche, un ex-président aussi semblerait souhaiter revenir, mais François Hollande n’est que 6e du palmarès auprès des sympathisants de gauche avec seulement 43% de cote d’adhésion, et bien loin dans le classement toutes tendances confondues. Le peuple de gauche, lui préfère même des personnalités de droite telles que Roselyne Bachelot et Édouard Philippe (2e avec 49%), mais surtout deux personnalités de leur propre camp susceptibles de porter les couleurs de la gauche en 2022 : Christiane Taubira et Jean-Luc Mélenchon. 

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