avis négatif sur la naturalisation belge de bernard arnault
avis négatif sur la naturalisation belge de bernard arnault © reuters

Bernard Arnault, PDG du groupe LVMH, a annoncé mercredi avoir renoncé à sa demande de naturalisation belge, qui avait soulevé de vives polémiques en France à l'automne dernier. La première fortune de France explique dans un entretien publié mercredi par Le Monde avoir "sous-estimé" les conséquences de sa démarche. "J'ai à plusieurs reprises expliqué que je resterais résident en France et que je continuerais d'y payer mes impôts. En vain. Le message n'est pas passé", dit Bernard Arnault. Le PDG du numéro un mondial du luxe, qui a déjà essuyé deux avis négatifs de la part des autorités belges, n'avait que tardivement levé le voile sur les motifs de sa demande.

Après avoir déclenché une tempête médiatique à l'automne, il avait laissé entendre en janvier que sa demande de nationalité belge visait à organiser sa succession - via une fondation créée en 2008 - et à préserver son groupe d'un possible éclatement en cas de mésentente entre ses enfants.

Pourquoi un tel revirement ? Cela ressemble fort à un coup de communication, Manuel Ruffez...

Bernard Arnault ajoute en effet que cette polémique pouvait finir par ternir l'image de son groupe, en France et dans le monde. "Je ne veux plus être associé à une situation où l'on peut soupçonner que je souhaite l'exil fiscal", dit-il.

Bernard Arnaut affirme aussi par ce geste vouloir exprimer son "attachement à la France" et sa "confiance dans son avenir". LVMH réalise plus de 90% de son chiffre d'affaires à l'étranger mais "paie plus de la moitié de ses impôts en France", soit "près d'un milliard d'euros", plaide-t-il, indiquant être par ailleurs, à titre personnel, "dans le peloton de tête des contribuables français". Bernard Arnault précise aussi "résister" aux demandes d'expatriation pour raisons fiscales de certains cadres dirigeants de LVMH. Christophe Navarre, dirigeant Moët Hennessy, la branche de vins et spiritueux du groupe, est installé à Londres mais reste résident fiscal en France, a précisé un porte-parole.

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