PARIS (Reuters) - Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a dénoncé mardi le "bilan anti-social" de Nicolas Sarkozy et a appelé à manifester le 29 février contre l'austérité.

Devant des milliers de militants réunis au Zénith à Paris sur le thème des retraites, le dirigeant syndical s'est invité dans la campagne pour l'élection présidentielle.

Il a ainsi estimé que le chef de l'Etat trouverait peu de supporters dans le monde du travail pour l'aider à "rempiler" cinq ans de plus.

"Je crois pouvoir dire sans trop m'avancer: vous aurez du mal, monsieur le futur candidat, à trouver dans cette salle et chez ceux qui nous écoutent beaucoup de supporters pour vous aider à rempiler 5 ans de plus à l'Elysée", a dit le leader de la CGT.

Il a également lancé une mise en garde aux députés en vue des législatives du printemps.

"Je voudrais dire aussi aux députés en place que nous saurons rafraîchir la mémoire des salariés électeurs au moment où certains d'entre vous vont également défendre leur fauteuil en juin prochain", a-t-il dit.

L'analyse de Véronique Julia :

Le leader de la CGT a appelé "à préparer une puissante mobilisation de toutes les professions le 29 février pour dire non à l'austérité" et a souhaité que la mobilisation soit "unitaire" avec d'autres syndicats.

Plusieurs candidats de gauche, dont l'écologiste Eva Joly, ou leurs représentants assistaient au meeting national de la CGT.

Bernard Thibault était déjà sorti de sa neutralité habituelle en période électorale en rencontrant le candidat du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon à son siège de campagne à la veille du sommet de l'Elysée, qui tous deux jugeaient "anti-social."

Après 14 ans à la tête de la CGT, Bernard Thibault a annoncé la semaine dernière qu'il ne briguerait pas un nouveau mandat à la tête de la confédération en mars 2013.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

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