[scald=66379:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Le ministre de l'Industrie, Eric Besson, a démenti lundi que des suppressions d'emplois soient prévues chez Areva en France comme le laissaient entendre des informations de presse, évoquant 1.000 à 1.200 suppressions dans le pays.

"Aucune suppression d'emploi n'est prévue en France chez Areva. La filière nucléaire et l'ensemble de ses salariés et sous-traitants est entièrement mobilisée pour maintenir le leadership de la France dans le domaine de l'énergie nucléaire", a dit Eric Besson à Reuters.

Citant des "sources proches du dossier", l'Agence France Presse écrit que le groupe nucléaire veut supprimer entre 2.700 et 2.900 emplois, dont 1.000 à 1.200 en France et 1.300 en Allemagne, dans le cadre d'un plan qui doit être validé le 12 décembre.

Areva s'est refusé à tout commentaire mais a rappelé que son plan stratégique serait présenté à la mi-décembre.

Ce plan, qui vise à économiser 500 millions d'euros par an à partir de 2013, prévoit, selon l'AFP, une baisse de plus de 40% des investissements à sept milliards d'euros et plusieurs cessions, dont les 26% qu'Areva détient dans le groupe minier français Eramet.

L'hebdomadaire allemand Der Spiegel rapportait la semaine dernière qu'Areva envisageait de supprimer 1.300 postes en Allemagne en réaction à la décision de Berlin de sortir du nucléaire d'ici à 2022,.

Le Figaro de son côté avançait en octobre que le plan stratégique se traduirait par 3.000 à 4.000 suppressions d'emplois.

La société compte près de 48.000 salariés, dont 30.000 en France et 5.700 en Allemagne.

Jean-Baptiste Vey et Julien Ponthus, édité par Catherine Monin

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