[scald=64725:sdl_editor_representation]par Matthieu Protard

PARIS (Reuters) - BNP Paribas va supprimer 1.396 postes dans ses activités de banque de financement et d'investissement (BFI), soit environ 6,5% des effectifs du pôle, ont dit mercredi à Reuters des représentants des syndicats SNB et CFDT de la banque, à l'issue d'une réunion avec la direction.

La réduction des effectifs de la BFI, qui se fera par des reclassements internes et des départs volontaires, concerne 1.023 postes à l'étranger et 373 postes en France, ont précisé les deux syndicats. Le pôle BFI de la BNP employait quelque 21.400 collaborateurs au niveau mondial à fin septembre, selon les informations disponibles sur le site internet de la banque.

Les suppressions de postes chez BNP Paribas surviennent au lendemain d'une annonce similaire de la Société générale, qui prévoit de réduire ses effectifs de banque de financement et d'investissement de plusieurs centaines de postes.

"BNP Paribas vient d'annoncer un plan de suppressions de postes qui est, au niveau monde et uniquement pour la banque de financement et d'investissement, de 1.396 postes", a dit Joël Debeausse, délégué national adjoint du syndicat SNB.

"C'est 1.023 postes pour le monde, on n'a pas la décomposition par territoire, et 373 pour la France", a-t-il ajouté.

BNP Paribas avait annoncé début novembre son intention de réduire ses effectifs au sein de la BFI, activités les plus touchées par la crise de la dette que traverse la zone euro.

Mais son directeur général Baudouin Prot n'avait alors évoqué que des "centaines" de postes.

"Il n'y a pas de licenciements. Ce n'est pas un PSE (plan de sauvegarde de l'emploi, NDLR)", souligne Jean-Claude Ristorcelli, délégué syndical national CFDT. "C'est basé sur les départs volontaires et la mobilité interne."

"Les salariés de la BFI (de BNP Paribas) vivent ce plan comme une profonde injustice", commente Joël Debeausse, du SNB. "On leur demande aujourd'hui de réduire leurs activités alors que leurs activités étaient d'une importance extrême jusqu'à fin juin."

Pour renforcer leur solidité financière et surmonter la crise, les grandes banques françaises ont pris en septembre des mesures destinées à réduire la taille de leur bilan et leurs besoins de financement en dollars.

D'autres grandes banques internationales ont déjà annoncé des plans de suppressions de postes. Plus de 110.000 postes vont disparaître dans le secteur bancaire tant en Europe qu'aux Etats-Unis ou en Asie.

La banque italienne Unicredit, qui a accusé une perte de plus de 10 milliards d'euros au troisième trimestre, va ainsi supprimer plus de 6.000 postes, soit plus de 10% de ses effectifs.

La britannique HSBC et l'américaine Bank of America Merrill Lynch ont chacune annoncé 30.000 suppressions de postes.

Avec Julien Ponthus, édité par Benoît Van Overstraeten

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