françois hollande annonce la dernière phase du retrait d'afghanistan
françois hollande annonce la dernière phase du retrait d'afghanistan © reuters

François Hollande a ordonné hier la sécurisation des ressortissants français en République centrafricaine et de l'ambassade de France à Bangui.

" Si nous sommes présents, ce n'est pas pour protéger un régime, c'est pour protéger nos ressortissants" a déclaré le Président de la République ce matin, en marge d'un déplacement à Rungis. "Ce n'est pas pour intervenir dans les affaires intérieures de la Centrafrique. Ce temps-là est terminé" a ajouté François Hollande.

Des partisans du régime menacé sont toujours au centre ville. Hier, l'ambassadeur de France Serge Mucetti a été mis en sécurité.

Le chercheur au CNRS Roland Marchal, de retour de République centraficaine n'est guère optimiste

L'ambassade a été attaquée à coups de pierres dans la matinée de mercredi par une centaine de personnes, dont certaines ont pénétré dans le jardin et déchiré le drapeau français. Des manifestants accusaient la France de soutenir la rébellion, tandis que d'autres demandaient à Paris d'envoyer des troupes pour appuyer l'armée fidèle au président François Bozizé.

La mission de sécurisation demandée par le Président a été menée par un détachement de militaires français présents dans le pays dans le cadre de la mission Boali, a indiqué le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui a assuré, dans un communiqué, que le périmètre de l'ambassade de France à Bangui avait été "sécurisé" à la suite de l'intervention de troupes françaises en renfort de gendarmes présents sur place, et que le calme était désormais "rétabli".

Sylvain Groulx est le chef de la mission de Médecins sans Frontières à Bangui. Il décrit une situation qui a retrouvé pour l'instant, un calme relatif.

Environ 250 militaires basés à l'aéroport de Bangui assurent un soutien technique et opérationnel à la MICOPAX (Mission for the Consolidation of Peace in Central African Republic), sous mandat de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale

Le Quai d'Orsay estime à 1.200 le nombre de Français vivant en République centrafricaine, pour la plupart dans la capitale. Des ressortissants invités par François Hollande à se rapprocher de l'ambassade.

Selon plusieurs sources en Centrafrique, les rebelles étaient en fin d'après-midi autour de Damara, à 75 km au nord de la capitale mais continuaient de progresser en direction de Bangui, en contournant la dernière grande ville contrôlée par le gouvernement plus au nord.

Après plus de quinze jours d'opérations et de conquête de villes, le Séléka (Alliance), s'affiche en maître de la Centrafrique, affirmant que le président François Bozizé a "perdu le contrôle du pays" après deux semaines d'offensive.

Peu de blessés pour l'instant, mais des milliers de déplacés, et un travail rendu difficile pour le Comité internationale de la Croix Rouge, qui distribue eau et nourriture.

Vincent Pouget est le porte parole du CICR sur place.

Les insurgés, ont pris les armes le 10 décembre pour réclamer "le respect" d'accords de paix conclus entre 2007 et 2011. Ils se sont rapidement emparés de villes stratégiques et s'approchent maintenant de Bangui.

Les explications de Bertrand Gallicher

Les renforts tchadiens qui campent aux portes de Bangui à l'appel du président centrafricain, semblent être le dernier rempart contre une avancée des insurgés vers la capitale. "C'est vrai, ils sont aux portes de Bangui", a déclaré un responsable du gouvernement sous le sceau de l'anonymat.

Centrafrique
Centrafrique © IDE
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.