Deux millions d'euros investis à l'UMP et au PS dans la communication sur internet. Bilan : pas mal mais peut mieux faire. Les équipes de campagne de François Hollande et de Nicolas Sarkozy ont utilisé internet et les réseaux sociaux pour défendre leur candidat. Un compte Twitter et une page Facebook pour livetwitter les discours et annoncer les événements, une chaîne Dailymotion pour diffuser les meetings et un site Internet pour synthétiser les programmes et annoncer les événements. Rien de révolutionnaire mais une présence qui inscrit un peu plus Internet au coeur des stratégies de communication des candidats sans pour aurtant révolutionner les pratiques.

Les chiffres et la présidentielle
Les chiffres et la présidentielle © Radio France / Thibault Lefèvre

La fréquentation des sites Internet est plutôt faible : 330 000 visiteurs uniques pour lafranceforte.fr et 650 000 pour francoishollande.fr. Dans ce contexte de fréquentation plutôt morose, bayrou.fr s'en tire plutôt bien avec 220 000 visiteurs uniques loin devant marinelepen2012.fr avec 18 000 visites.

Sur Facebook, Nicolas Sarkozy a utilisé toutes les fonctionnalités de la plateforme dont la timeline et a recueilli de nombreux fans (plus de 650 000 abonnés). Si le président a remporté la bataille Facebook, a emporté la mise sur Twitter avec près de 330 000 abonnés. Sur Twitter, la bataille a fait rage entre les partisans des deux principaux candidats notamment pendant les événements importants de la campagne. Pendant le débat de l'entre-deux tours par exemple, l'institut TNS-Sofres a comptabilisé 723 516 Tweets relatifs à François Hollande et 723 255 pour Nicolas Sarkozy, une différence étonnament faible par rapport à la masse de messages envoyés.

TNS Sofres
TNS Sofres © Radio France / TNS Sofres

Conclusion : si les budgets alloués à Internet sont importants, les sites et les réseaux sociaux pèsent peu dans la balance pour convaincre les électeurs. Selon un sondage réalisés fin mars par le CSA, 40% des français déclarent s'informer via internet contre 74% par la télé et 34 % grâce à la radio. En revanche, Twitter et Facebook canalisent l'expression des militants qui se sont écharppés virtuellement pendant plusieurs mois.

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