L'IVRESSE DE L'ARGENT
L'IVRESSE DE L'ARGENT © Radio France

C'est l'avant-dernier film en compétition avant la présentation demain du film de Jeff Nichols MUD. Une fois n'est pas coutume, on oubliera ici le synopsis du film de Im Sang-soo, L'IVRESSE DE L'ARGENT. Moins par lassitude que par déception profonde devant ce pâle objet cinématographique dont on se demande "ce qu'il fait là"...Comparé à des films du même cinéaste Coréen du Sud comme THE PRESIDENT'S LAST BANG et THE HOUSEMAID, ce nouvel opus ne tient pas la route en n'ayant ni l'énergie dévastatrice du premier, ni la beauté vénéneuse et perverse du second. On regarde en s'ennuyant ferme les déboires d'une famille qui préside aux destinées d'un Empire industriel, laquelle en externe n'évite pas la corruption pas plus qu'en interne le délitement. Quelques rares éclats de lumière dûs au patriarche qu'on croirait sorti d'une BD de Tardi ne suffisent pas à faire notre bonheur de festivalier dont le baromètre est décidément fermement arrimé autour d'une triade Audiard-Haneke-Carax et quelques rares outsiders derrière. Vivement dimanche !

Quitte à faire court dans cette dernière ligne droite, permettez-moi de vous conseiller de prolonger votre visite en allant sur ce même site de France Inter consulter et vous délecter de nos bulles cannoises sous la plume du dessinateur Surcouf et de prolonger l'affiche cannoise dédiée à LA Monroe en allant lire la page que nous consacrons à sa dernière séance de photos : mythique, forcément mythique M.M. !

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