La "fête à Macron", s'est déroulée dans une bonne ambiance, sous la surveillance de 2 000 policiers. Selon le service de comptage Occurence adopté par France Inter les manifestants étaient de 39 800. La France Insoumise en revendique 160 000. Une voiture de Radio France a été prise pour cible, sans faire de blessé.

La fête à Macron a rassemblé environ 40 000 personnes à Paris
La fête à Macron a rassemblé environ 40 000 personnes à Paris © AFP / Thomas SAMSON

Huit personnes ont été interpellées lors de "La Fête à Macron" ce samedi après-midi à Paris, selon la préfecture de police dans un communiqué. Parmi elles figure une personne soupçonnée d'avoir participé à la dégradation du car-régie de Radio France près de la place de la Bastille. 

Cette dégradation est le "seul incident sérieux" à signaler lors de cette manifestation, selon la préfecture de police.                      

Un policier qui intervenait pour sécuriser le véhicule a été blessé "sans gravité" par un jet de projectile. Il a été transporté à l'hôpital.

Une belle fête, et un désaccord sur la participation

"Sachant que la seule place de la Bastille contient 40.000 personnes, combien sont payés pour mentir ceux qui affirment qu'on est moins alors que la place et les boulevards sont pleins", a commenté le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon sur Twitter vers 18h00.  Pour le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, "ce n'est pas cet afflux immense que l'on annonçait". "C'est une manifestation du même type que celle qui avait eu lieu quelques mois plus tôt, organisée par les mêmes organisations politiques. Les choses n'ont donc pas bougé depuis trois ou quatre mois", a-t-il déclaré à la préfecture de police.

Conformément aux souhaits des organisateurs, l'ambiance était festive et bon enfant, certains manifestants parisiens venus en famille pique-niquant sur place au milieu de banderoles reprenant des slogans de LFI: "non au coup d'Etat social", "pour la planification écologique", "Pour une VIe République", avec certains plus potaches: "Manif pot-au-feu, c'est encore meilleur réchauffé", "arrêtons ToutenMacron", "En Marche à l'ombre".  

"Nous sommes tous là pour donner du courage aux cheminots, aux hospitaliers, aux travailleurs de tous les secteurs", a lancé le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon
"Nous sommes tous là pour donner du courage aux cheminots, aux hospitaliers, aux travailleurs de tous les secteurs", a lancé le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon © Radio France / Emmanuel Leclerc

Quatre chars sont mêlés au cortège: le char Jupiter, le char Dracula, le char Napoléon, avec sur chacun d'entre eux une personne grimée en Macron, et enfin un char "résistance", où les manifestants pourront exposer leurs revendications.  "Nous sommes tous là pour donner du courage aux cheminots, aux hospitaliers, aux travailleurs de tous les secteurs", a lancé le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon, dans une harangue à la foule.  "Nous sommes un rassemblement qui condamne la violence et d'abord la violence verbale des tout puissants. Ceux qui ont dit qu'il y avait dans les gares des gens qui n'étaient rien, ceux qui ont traité le peuple travailleur de fainéants, d'illettrés et d'alcooliques", a pourfendu le député de Marseille dans un florilège de citations d'Emmanuel Macron.

Le reportage de Laurence Peuron

1 min

La fête à Macron

Par Laurence Peuron

La manifestation "pot-au-feu" -où chacun apporte "ses revendications, banderoles et espoirs"- a été initiée par l'un de ses députés, François Ruffin. 

LFI a néanmoins largement mis la main à la pâte en affrétant une centaine de cars, et en fournissant de nombreuses pancartes. Dans le cortège, également, des représentants de la CGT, de Sud, de Solidaires, d'Attac, des étudiants, des cheminots, postiers et personnel de santé.  Depuis deux jours, le ton est monté entre exécutif et LFI. Les Insoumis veulent "tenir un discours d'agitation", "ils n'ont jamais accepté la défaite", "ils aiment la démocratie quand ils gagnent" a accusé cette semaine, depuis les antipodes, Emmanuel Macron.

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Des rassemblements ont également lieu dans plusieurs villes de France dont Toulouse, Bordeaux, Lyon, Strasbourg et Rennes.

Le car-régie de Radio France a été pris pour cible, lors de "La Fête à Macron".Une quarantaine de personnes s'en sont pris au véhicule stationné près de la place de la Bastille, une grenade lacrymogène a été lancée à l'intérieur et une vitre a été brisée. Il n'y a pas de blessé parmi les envoyés spéciaux de Radio France.                     

La préfecture de police de Paris indique que les images de vidéosurveillance sont en train d'être étudiées, "à des fins judiciaires".

Réécoutez : Comme un bruit qui court, en direct de la manifestation. 

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