Serge Charnay reste sur sa grue à Nantes
Serge Charnay reste sur sa grue à Nantes © REUTERS/Stéphane Mahé

Jean-Marc Ayrault est intervenu aujourd'hui dans ce dossier qui ne cesse de prendre de l'ampleur. Le Premier ministre a demandé à Christine Taubira, ministre de la Justice, et à Dominique Bertinotti, ministre de la Famille, de recevoir la semaine prochaine "l'association SOS Papa et d'autres associations de défense des droits des pères.

Tout en refusant de se prononcer sur le cas de Serge Charnay, la ministre déléguée à la Famille Dominique Bertinotti a estimé qu'il fallait "entendre les revendications des pères" pour la garde des enfants après séparation, "On ne peut pas vouloir à la fois l'égalité femme-homme, et en même temps, ne pas entendre les revendications des pères qui entendent assumer à part égales leurs responsabilités de parents", a déclaré la ministre à l'AFP-TV en marge d'une réunion publique sur la petite enfance.

Dominique Bertinotti

Deux autres pères on tenté de se faire entendre aujourd'hui

La publicité donnée au cas de Serge Charnay, campé sur sa grue, a fait des émules. Après Nicolas Moreno, monté sur la deuxième grue de Nantes et redécendu depuis, aujourd'hui c'est un père de Strasbourg qui est monté sur une grue de 40 mètres de sa ville. Mais il n'y est resté que deux heures avant de redescendre de lui-même, après une intervention de négociateurs de la police.

A La Rochelle, c'est un père de 41 ans, mécontent d'un jugement relatif à la garde de son enfant, qui est monté dans la nuit de samedi à dimanche sur le toit de son immeuble à Saintes , menaçant de sauter. Il est redescendu au bout d'une heure, après avoir parlementé avec les pompiers et la police.

Il n’y a a de nouveau plus qu’un homme, perché sur l’une des grues géantes installées sur les anciens chantiers navals de Nantes.

Serge Charnay, sur sa grue depuis vendredi

Serge Charnay resté campé sur ses positions. Il a juste effectué en debut d'après-midi une déscente en rappel de quelques mètres, taguant en haut de la grue les mots "sauver nos enfants de la justice" et y dessinant un coeur. Après avoir brièvement échangé avec des journaliste, il est remonté et s'est assis au sommet de la grue.

Serge Charnay

Des négociations avaient été engagées vendredi avec cet ancien ingénieur informaticien privé depuis deux ans de droits de visite et aussi d'autorité parentale sur son fils mais elle n’ont pas abouti. Les négociateurs lui avaient présenté des solutions juridiques et notamment la possibilité d’une requête expresse à déposer pour être audiencée le 28 mars. Cela n’a pas été suffisant pour cet homme qui a fait quatre mois de prison, suite à un mois de congé passés avec son fils qui a été considéré comme un enlèvement. Serge Charnay n'a plus de vivres ni d'eau mais souhaite rester sur sa grue.

La justice française, les institutions ne veulent pas entendre les papas

Fabrice Méjias est le président de SOS Papas. Il a expliqué à Sophie Delpont que plus de deux millions d’enfants sont privés de leur père, selon l’INED.

Fabrice Méjias

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