Salle de classe, école
Salle de classe, école © CC Marianna

Qu'est-ce qui énerve le plus les parents d'élèves ? C'est ce que s'est demandée la médiatrice de l'Éducation nationale. La réponse sort dans un rapport ce jeudi. En tête : les profs absents et non remplacés, la déscolarisation et certaines écoles privées.

La médiatrice a eu du travail cette année, plus encore que l'année dernière. Depuis trois ans, le nombre de réclamations ne cesse d'augmenter : +12% en un an, soit 10.327 courriers agacés ou franchement énervés. "L'existence d'un médiateur est entrée dans les moeurs, les gens sont plus exigeants", explique Monique Sassier.

Alors elle a compilé toutes ces doléances dans un rapport, publié ce jeudi. Et le message général des parents, c'est que l'école ne remplit pas toujours son rôle, à savoir "donner à chaque élève le nombre d'heures de cours auquel il a droit".

"Aucun enfant n'est en mesure d'indiquer le prénom de sa maîtresse !"

Cela passe par des problèmes d'absences non remplacées. Et ce, même si le rapport assure que 96% des absences actuelles sont couvertes. 80% des absences non couvertes sont de courte durée.

Certains parents s'inquiètent pourtant : "Fin septembre, aucun des enfants n'était en mesure d'indiquer le prénom de son maître / de sa maîtresse...", explique l'un d'entre eux.

Les explications de Sonia Bourhan.

Autre sujet de préoccupation : la place de l'enseignement privé hors contrat avec l'État. Il génére à lui seul des "centaines de réclamations, pour dénoncer un manque de surveillance. "Il y a des litiges financiers.", explique la médiatrice. "Les familles ont engagé des fonds et en cas de difficultés, ne peuvent pas se faire rembourser, y compris pendant les délais de rétractation ou quand elles estiment que les cours n'ont pas été donnés ou de manière insatisfaisante".

Enfin, plusieurs parents évoquent la peur de voir leur enfant décrocher, en particulier en cas de déscolarisation. Certains sont en effet exclus en conseil de discipline ou tout simplement privés de cours en cas d'absences répétés. La médiatrice est claire : attention à ne pas favoriser le décrochage... Même quand les exclusions sont justifiées. Pas question de systématiquement "envoyer l'élève à problèmes à des collègues d'un autre établissement".

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