[scald=111937:sdl_editor_representation]GRASSE, Alpes-Maritimes (Reuters) - Christian Iacono, ancien maire UMP de Vence (Alpes-Maritimes) condamné pour le viol de son petit-fils qui a ensuite retiré ses accusations, est sorti jeudi de la prison de Grasse où il avait été réincarcéré le 9 janvier pour purger sa peine.

Cette affaire trouble la justice depuis plus d'une décennie. Christian Iacono, 77 ans, a déjà été incarcéré quatre fois et libéré quatre fois, au fil des hésitations des magistrats.

Son petit-fils, après l'avoir accusé, le dit aujourd'hui innocent mais l'ancien élu, condamné à neuf ans de prison, reste juridiquement coupable dans l'attente d'un complément d'enquête ordonné dans le cadre d'une requête en révision de son affaire.

Il n'est sorti de détention qu'à la faveur d'une mesure de libération conditionnelle, contre l'avis du parquet.

"Je vais bien", a-t-il dit aux journalistes devant la porte de la prison, précisant qu'il ne pouvait en dire plus, une obligation de silence lui étant imposée par la justice. Il semblait pâle et fatigué.

En juin 2011, par un courrier au parquet, son petit-fils Gabriel a dit avoir inventé les accusations de viol et d'agression sexuelle qui ont lancé l'affaire, alors qu'il était mineur. Il a soutenu son grand-père quand il a été réincarcéré, observant même une brève grève de la faim.

Pierre Thébault, avec Thierry Lévêque à Paris, édité par Gilles Trequesser

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