Edouard Molinaro
Edouard Molinaro © PHOTOPQR/LE COURRIER DE L'OUEST / PHOTOPQR/LE COURRIER DE L'OUEST

La cage aux folles, Oscar, Hibernatus, mon oncle Benjamin... il a signé quelques-uns des plus grands succès du cinéma français. La comédie était son jardin, même si depuis le milieu des années 70, il s'était tourné vers des œuvres plus personnelles.

Ses plus grands succès, il les doit à des comédies. Sa carrière est ponctuée de nombreuses adaptations théâtrales (Oscar avec de Funès, À gauche en sortant de l'ascenseur avec Pierre Richard, Le Souper avec Claude Brasseur) dont deux écrites par Francis Veber (L'Emmerdeur et La Cage aux folles).

Qui était Edouard Molinaro ? Son portrait par Isabel Pasquier

Enorme succès outre-atlantique, il sera d'ailleurs nommé à l'Oscar du meilleur réalisateur pour La ainsi que comme meilleur scénariste. La Cage aux folles donnera lieu à plusieurs suites.

Il y a deux ans, Philippe Vandel invitait sur France Info Edouard Molinaro. Le réalisateur était notamment interrogé sur son rapport à la mort.

J'habite entre le Père Lachaise et la morgue.

Les réactions

Pierre Arditti a tourné deux films avec Edouard Molinaro. C'est lors d'un de ces tournages qu'il a rencontré sa femme.

Ce n'était pas seulement un fabricant mais un créateur.

Fabrice Lucchini a tourné sous la direction d'Edouard Molinaro dans "Beaumarchais, l'insolent" au début des années 1990.

Sa nostalgie le rendait indifférent à l'agitation hystérique du métier.

Ses oeuvres

Très tôt cinéphile, Édouard Molinaro participe à de nombreux concours de court métrages amateurs. Il touche son rêve du doigt en devenant assistant, notamment d'André Berthomieu, Maurice de Canonge ou Robert Vernay). Parallèlement, il continue à perfectionner sa technique grâce aux films industriels.

Contemporain de la Nouvelle Vague, il en restera toujours en marge. Après plusieurs films policiers qui rencontrent le succès, il devient un réalisateur de premier plan au début des années 1960 et confirme son statut avec plusieurs comédies à succès dont deux films successifs avec la vedette des années 1960, Louis de Funès (Oscar et Hibernatus).

De ses œuvres marquantes ressort Mon oncle Benjamin avec Jacques Brel et Claude Jade en 1969. Au début des années 1970, il se tourne vers des œuvres plus personnelles. Il a néanmoins du mal à se défaire de l'image de l'artisan et le choix de certains films creuse cette image (Le Téléphone rose, Pour 100 briques t'as plus rien...). Dans les années 1980, il tourne trois films avec Daniel Auteuil dont L'amour en douce qui révèle Emmanuelle Béart.

Dans les années 1990, il obtient sur le tard un début de reconnaissance grâce à l'adaptation de la pièce Le Souper (1992) et la biographie de Beaumarchais (1996) avec Fabrice Luchini dans le rôle du célèbre écrivain, tournée à partir d'un scénario inachevé de Sacha Guitry.

Edouard Molinaro avait 85 ans

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