36 quai des Orfèvres
36 quai des Orfèvres © CC Audesou

Les enquêteurs de la "police des polices" sont de nouveau, ce vendredi matin à la brigade des stupéfiants, au siège de la PJ.

Ils tentent d'élucider la disparition inexplicable de cinquante kilos de cocaïne. Elle serait survenue entre le 23 juillet et jeudi.

Dans la soirée, l'IGPN (l'inspection générale de la police nationale) a déjà mené une première perquisition et des auditions au 36 quai des orfèvres.

Pour les fouilles, la police des polices mobilise des chiens spécialisés dans la recherche de drogues. Et pourtant rien n'y fait : il leur est impossible de remettre la main sur ces cinquante kilos de cocaine. Elle est donc disparue, envolée, cette drogue.

Les précisions de Nathalie Hernandez :

Un butin estimé à deux millions d'euros minimum

Ce stock de cocaïne est estimé à la revente à deux à trois millions d'euros. Il avait été saisi par les "stups" début juillet dans le cadre d'une enquête sur des dealers sénégalais. Depuis, la drogue avait été entreposée avec des scellés, dans une pièce sécurisée mais sans caméras de surveillance.

A priori, il n'y a que les pensionnaires du "36" qui ont accès à ce lieu spécifique. Visiblement, la cocaine était encore sur place mercredi dernier.

Une enquête "très délicate" et "sous tension"

L'essentiel, nous confie-t-on, c'était de ne pas ébruiter l'affaire, car nous dit-on"c'est trop gros, ça va faire trop de bruit, un des nôtres va prendre de vingt à trente ans de prison ferme" . Cette enquête s'avère "très délicate" et "sous tension". "Cela ne peut être que l'un de nos gars" concède une source policière.

Si le vol est avéré, cette "disparition" serait une première dans l'histoire de ce haut lieu de la police française. Jeudi soir, la préfecture de police à Paris assurait que "des sanctions très fermes" seraient prises si les enquêtes démontraient "que des manquements aux règles déontologiques ont été commis".

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