claude guéant dément avoir reçu de l'argent libyen
claude guéant dément avoir reçu de l'argent libyen © reuters

Claude Guéant a démenti avoir reçu de l'argent libyen ayant pu servir à un éventuel financement occulte de la campagne de Nicolas Sarkozy pour l'élection présidentielle de 2007.

L'ancien ministre de l'Intérieur a confirmé sur France Info une information du Canard enchaîné.

Dans un article intitulé "Guéant pris la main dans le pot de peinture", l'hedomadaire satirique affirme que des documents relatifs à un versement de plus de 500.000 euros sur l'un de des comptes ont été saisis en février dernier lors de perquisitions à son domicile et à son cabinet d'avocats.

Ecoutez les précisions de Benoît Collombat

Celui qui fut également secrétaire général de l'Elysée déclare que cet argent provient de la vente de tableaux d'un peintre néerlandais du XVIIe siècle, Van Eertvelt.

Claude Guéant se défend:

Il s'agit d'un bien dont j'avais fait l'acquisition il y a 20 ans. J'ai tous les justificatifs et ils sont à la disposition de la justice. Il n'y a eu aucune espèce de financement libyen dans cette affaire. A aucun moment je n'ai vu de l'argent libyen ni entendu parler d'argent libyen. Je suis définitif et catégorique sur ce point.

Une affirmation difficile à croire si l'on se réfère aux témoignages d'experts contactés par l'AFP ce mardi. Selon eux, les oeuvres de Van Eervelt se vendent en moyenne 41.000 euros. Le plus chèrement vendu en valait 168.000.

Les perquisitions au domicile de Claude Guéant ont été effectuées dans le cadre d'une enquête préliminaire sur un éventuel financement par la Libye de Mouammar Kadhafi de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, dont l'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine affirme détenir des preuves.

Des "primes de cabinet" en prime

Le Canard enchaîné évoque également des factures que l'ancien ministre aurait payées en liquide. Avec des "primes de cabinet" touchées lorsqu'il était en fonction au ministère de l'Intérieur, a répondu Claude Guéant.

Impossible, pour l'ancienne ministre Roselyne Bachelot.

Des explications qui ne convainquent pas non plus le député René Dosière.

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