La Maison d'arrêt de Colmar
La Maison d'arrêt de Colmar © MaxPPP / Dom Poirier

Après les Baumettes, c’est la prison de Colmar qui est dénoncée comme insalubre dans un rapport d'expertise judiciaire.

La maison d'arrêt, qui date de 1791, est installée dans un bâtiment remontant au Moyen-Age, situé en centre-ville.

Réalisé à la demande d'un détenu, l'expertise rédigé par un architecte, décrit des conditions de détention inhumaines : surface et volumes des cellules insuffisants, sans aération, aucune intimité dans les douches, chauffage sommaire, vétusté générale des lieux.

Bref, pour l'avocat du plaignant, maître Fabien Arakélian, l'Etat est hors-la-loi. L'avocat va déposer un recours devant le Tribunal Administratif de Strasbourg pour faire indemniser son client et faire ordonner les travaux nécessaires à la mise aux normes de la prison.

L'année dernière, maître Arkélian avait déjà obtenu la condamnation de l'Etat à indemniser des détenus des maisons d'arrêt de Nanterre et de Bois d'Arcy.

Maître Fabien Arakélian, l’avocat du détenu qui a demandé l’expertise, joint par Valentine Oberti

Début décembre, le contrôleur des prisons avait lancé un cri d'alarme sur les conditions de détention "inhumaines" à la prison des Baumettes à Marseille et samedi, le Conseil d'Etat a condamné l'administration pénitentiaire à dératiser la prison des marseillaise sous dix jours.

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