C’était l’événement sur lequel toute la planète avait les yeux rivés, mercredi 12 au soir. L’annonce de l’iPhone 5 par Tim Cook, le nouveau CEO (PDG, en Français) d’Apple, et Phil Schiller, son vice-président marketing. La sixième version du smartphone d’Apple brille par son lot de nouveautés : un écran plus grand, plus brillant, un processeur plus performant, et... des nouveaux écouteurs, qui ont pris trois ans de conception (si, si).

Les commentateurs ont largement critiqué l’apparition du nouveau connecteur électrique du téléphone, le “Lightning”. Plus petit et réversible, certes, mais qui une nouvelle fois s’inscrit dans la stratégie d’obsolescence programmée menée par Apple. Puisque le connecteur de l’iPhone n’est plus comptaible avec le standard établi depuis 2003, “faut tout racheter”, comme le dit la marionnette de Tim Cook (et avant lui, celle de Steve Jobs) aux Guignols.

Après la mini-SIM, après la micro-SIM, la nano-SIM

L’autre changement majeur se trouve à l’intérieur de la machine. Il s’agit du format de la carte SIM, fournie par l’opérateur, qu’il faut glisser dans le téléphone. Avec l’iPhone 4, il avait fallu dire au revoir à la bonne vieille carte mini-SIM qui équipe la plupart des téléphones, au profit d’une micro-SIM. Alors que d’autres fabricants commencent tout juste à adopter la micro-SIM (comme Samsung, qui l’a intégrée au nouveau Galaxy S3), Apple a choisi d’intégrer une nouvelle carte dans son iPhone 5 : la nano-SIM, encore plus petite. Conséquence : si un opérateur veut distribuer le nouveau sésame, il devra à tout prix proposer une carte nano-SIM, en plus des mini-SIM et micro-SIM déjà existantes.

Pourquoi ce revirement ? A priori, pour pas grand-chose. La nano-SIM n’apporte pas plus de puissance au téléphone, elle est simplement moins gourmande en espace. La stratégie d’Apple pourrait en réalité consister à avoir adopté un format destiné à être rapidement remplacé. Car l’intention de la firme à la pomme, au départ, était de pré-intégrer la puce au téléphone. Une option refusée catégoriquement par les opérateurs. A défaut d’avoir pu placer sa puce pré-intégrée, Apple montre tout de même qu’elle sait poser ses conditions... et les faire respecter. La puissance commerciale de l’iPhone est telle que les opérateurs ne peuvent pas se permettre de refuser.

La firme de Cupertino est coutumière de la chose, depuis le lancement du premier iPhone. Apple dicte les conditions, les opérateurs s’alignent ou n’ont rien. Lors du lancement du premier iPhone, pour obtenir l’exclusivité de la distribution d’iPhone dans un pays, il fallait s’engager à verser 30% des factures des clients à Apple. Du jamais vu dans le milieu de la téléphonie. Alors si, avec son iPhone 5, Apple a choisi une norme 4G qui ne correspond pas à la norme européenne, tant pis : il faudra faire avec.

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