Un 14 juillet pétaradant et multicolore avec Juliette et Jupiter, deux concerts pour célébrer les dix ans de Bercy village.Le groove de Kinshasa à Pantin. Une rockeuse et ses boys venus de Portland et une fanfare sans frontières– quoique belge – en vadrouille dans les parcs et jardins de Paris et de sa banlieue.De quoi passer l’été à danser !

The No Parano show - Juliette

Doit-on vraiment présenter Juliette, née Noureddine, et mieux connue sous le nom de Juliette tout court ? Tout court, façon de parler, car elle en a long à dire et à chanter. Pour rendre hommage au rémouleur de couteau et à la cardeuse de matelas aujourd’hui disparus, aux garçons de son quartier, aux casseroles qui aiment chanter, aux lapins du prestidigitateur, ou encore au cochon (dans lequel tout est bon)…Place des Vins-de-France, Bercy Village

Sallie Ford & the Sound Outside

Lunettes papillon, jupe plissée, voix de stentor : on la croirait sortie d’un comic strip dessiné à San Francisco vers la fin des années 1950. Épaulée par trois garçons solides et gracieux, Sallie Ford, bombe-cocktail, mixe avec énergie blues, rockabilly et rock à l’os, les riffs d’hier envoyés avec la pêche d’aujourd’hui, sans apprêt, sans blabla, sans nostalgie.Ils n’ont qu’une vingtaine d’années, ils se sont rencontrés à Portland, ils aiment Bessie Smith et Tom Waits, Cat Power, Janis Joplin et les Cramps. Sorti en 2011, leur premier album, Dirty Radio a séduit au-delà de toutes espérances, par son mélange d’authenticité et d’innocence. Sont-ils l’incarnation d’un rejet généralisé d’une pop proprette et disposable ? En tous cas, ils tapent juste et fort.Dans les parcs et jardins

Va Fan Fahre

Est-on plus naturellement disposé au voyage et à l’ouverture vers le monde quand on vient d’un petit pays ? Trouve-t-on naturel de regarder au-delà de ses étroites frontières pour s’engager dans d’autres voies ? Partis de Gand, les Belges de Va Fan Fahre, jazzmen passionnés de musiques gitanes, ont tout d’abord tourné leurs cuivres vers les musiques des Balkans. Ils y ont ajouté une pincée d’énergie ska, une volonté cosmopolite, et des kilos de tonus – parce qu’il en faut pour jouer du tuba ou de l’accordéon. Puis ils ont rencontré la chanteuse bruxello-marocaine Aïcha Haskal, qui les a portés vers le répertoire infini des musiques de l’Afrique et de l’Orient…Dans les parcs et jardins

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.