[scald=222189:sdl_editor_representation]NANTES (Reuters) - Un homme de 30 ans a été condamné mercredi à quatre mois de prison avec sursis pour avoir arraché le niqab d'une femme en septembre dernier à Nantes,

Il a en outre été condamné à un mois de prison avec sursis pour avoir donné une fausse identité aux policiers lors de son interpellation et à indemniser sa victime à hauteur de 1.000 euros pour le préjudice moral qu'elle a subi.

Le collectif contre l'islamophobie en France, qui s'était constitué partie civile, a eu droit à l'euro symbolique qu'il avait demandé.

Le prévenu, un homme sans profession, était jugé pour violences volontaires en raison de l'appartenance de la victime à une religion pour avoir arraché le voile intégral d'une femme de 27 ans qui se promenait dans une fête foraine à Nantes.

En garde à vue, il avait expliqué son geste par sa volonté de "faire appliquer la loi française" qui interdit le port du voile intégral dans un lieu public.

Selon son avocate, "il ne s'est pas étendu sur les raisons de son geste" à l'audience. "Il s'est longuement excusé. Il a pris conscience de la gravité des faits et de la mesure de ses actes, réalisant qu'il avait blessé quelqu'un."

La victime, qui souffrait de douleurs aux cervicales et de céphalées, avait obtenu trois jours d'incapacité totale de travail.

"Elle est satisfaite du jugement", a assuré son avocate.

"Les simples citoyens ne sont pas habilités à faire la loi eux-mêmes sinon on n'est plus dans un État de droit", avait rappelé à l'époque le parquet de Nantes.

La peine maximale pour les violences volontaires en raison de l'appartenance religieuse atteint trois ans de prison et 45.000 euros d'amende.

Jérôme Jolivet, édité par Yves Clarisse

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