PARIS (Reuters) - Les soldes d'hiver ont commencé mercredi en France dans un climat d'incertitude sur la volonté de dépense des consommateurs.

Des études contradictoires font état d'une très légère progression des prévisions d'achats ou d'une légère contraction.

Selon un sondage Ipsos pour le Conseil national des centres commerciaux, les Français prévoient un budget moyen de 224 euros, soit sept euros de moins que l'an dernier. Une enquête de l'institut BVA pour Les Echos et France Inter évalue le niveau de dépense envisagé à 221 euros en moyenne, "soit seulement 2 euros de plus que l'an passé".

Ces traditionnels rabais, dans le textile notamment, interviennent après un recul de la consommation des ménages en novembre de 2,1% sur un an, soit la plus forte baisse depuis février 2009.

Les économistes attribuent ce fléchissement à la baisse de la confiance des ménages, liée à la hausse du chômage qui a atteint son plus haut niveau depuis 12 ans.

"Le moteur économique de la France, c'est la consommation. La consommation s'est ralentie au dernier trimestre. Les soldes s'inscrivent dans ce contexte-là, c'est l'occasion de la 'booster'", a dit le ministre de l'Economie, François Baroin, qui a donné le coup d'envoi de soldes dans un grand magasin parisien.

Le secrétaire d'Etat au Commerce, Frédéric Lefebvre, a souhaité que le plus grand nombre possible de magasins puissent ouvrir le dimanche.

"Le premier dimanches des soldes, les maires doivent répondre à cette demande des commerçants et leur donner la possibilité d'ouvrir", a-t-il déclaré aux côtés de François Baroin.

"C'est très important pour les touristes", a-t-il ajouté. "A Paris, 60% des touristes, c'est-à-dire 17 millions, viennent pour faire du shopping."

Les soldes se termineront le 14 février.

Jean-Baptiste Vey et Daniel Flynn, édité par Sophie Louet

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