[scald=92177:sdl_editor_representation]par Eric Salliot

VANCOUVER (Reuters) - L'entraîneur français Guy Forget n'était pas étonné vendredi par le scénario de la première journée de la rencontre du groupe Mondial de coupe Davis entre le Canada et la France.

Les deux pays se sont en effet répartis les simples après les succès de Jo-Wilfried Tsonga et Milos Raonic, vendredi à Vancouver. Le numéro un tricolore a largement dominé Vasek Pospisil (6-1 6-3 6-3) alors que le leader canadien, auteur de 24 aces, n'a laissé que des miettes (6-2 6-4 7-5) à Julien Benneteau.

"Voilà, on est à un partout, les meilleurs ont gagné, a observé Guy Forget. Raonic était en état de grâce et il a fait le match parfait. Il a servi à plus de 230 km/h, il n'a eu aucune défaillance. On a vu ses statistiques: il n'a laissé que des miettes. C'est très frustrant parce que Julien est un bon relanceur. Mais il a tout le temps couru derrière le score. Il s'est procuré deux balles de break et sur ces deux points, il n'a pas touché la balle", a dit Forget.

Pour sa première sélection dans un simple à enjeu, le Bressan, 35e mondial, s'est senti totalement impuissant.

"J'ai essayé de ne pas me frustrer sur le court, a dit Julien Benneteau. Dans le vestiaire, c'est autre chose car à l'arrivée, je prends trois sets secs alors que j'ai eu l'impression de ne pas être très loin. Je me suis battu mais il a été trop solide dans tous les compartiments du jeu. Il est 29e mondial en n'ayant pas joué pendant quatre mois en 2011. Il a beaucoup mieux joué que lorsque je l'avais joué à Bercy. Comme Isner ou Karlovic, ce sont des mecs très pénibles à jouer. C'est le genre de mecs, si vous les breakez, ils peuvent avoir le cerveau qui se grippe un peu. Mais aujourd'hui, il a été solide", a-t-il ajouté.

Milos Raonic, 29e mondial, s'est en effet montré d'un calme olympien, s'offrant le luxe de boucler la rencontre sur un ace tenté sur une deuxième balle.

UN DOUBLE PAS SIMPLE

Le double, samedi, s'annonce comme souvent crucial. Il déterminera qui de Raonic ou Tsonga entrera sur le court dimanche avec la perspective d'apporter le point de la qualification.

"Il va y avoir des tie-breaks et je pense que ce sera aux forceps", a estimé Guy Forget. Comme souvent, les capitaines ont joué au poker menteur concernant d'éventuels changements à apporter.

"Côté canadien, il y aura Nestor, c'est évident. Si c'est Raonic à côté, ce sera dur de les breaker! Chez nous, rien n'est à exclure. Que ce soit Michaël Llodra, Julien ou Jo, tout le monde est sur le pont", a poursuivi l'entraîneur tricolore.

La discussion s'annonce serrée car après un week-end éreintant aux Pays-Bas en 2009, Jo-Wilfried Tsonga avait exprimé son désir de ne plus être sollicité trois jours durant.

"Ce n'est jamais idéal de jouer trois jours d'affilée mais parfois, on n'a pas le choix, a dit Guy Forget. Moi, je l'ai fait par le passé. Parfois, ça passe, parfois ça casse. Mais ça peut être payant d'envoyer le gros des troupes. Vous aurez la surprise."

En tout cas, Julien Benneteau se tient prêt.

"Ce double va être un moment charnière, a-t-il dit. J'ai une très grosse envie de tenir ma place au côté de 'Mika' (Llodra). Vont-ils prendre le risque de faire jouer Raonic trois jours? C'est leur problème. On va se concentrer sur notre équipe. Daniel Nestor est une référence dans la spécialité. C'est pour cela que ce double est loin d'être simple".

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