[scald=114035:sdl_editor_representation]par Pascal Liétout

CAEN (Reuters) - Les joueurs de National de Quevilly ont écrit mercredi une page glorieuse de l'histoire de la Coupe de France en parvenant en finale de la compétition grâce à une victoire dans les arrêts de jeu aux dépens de Rennes (2-1).

Les Normands, qui avaient disposé de Marseille au tour précédent après un final haletant, ont récidivé face aux Bretons en obtenant leur billet pour le Stade de France, le 28 avril face à Lyon, dans le temps additionnel sur un but d'Anthony Laup.

Auparavant, ils avaient réussi à remonter un déficit d'un but par l'intermédiaire de Karim Herouat, qui avait répondu à l'heure de jeu à l'ouverture du score par Julien Féret en première période.

Quevilly confirme ainsi sa formidable histoire d'amour avec Dame Coupe. Quatre-vingt cinq ans après leurs glorieux aînés, battus par Marseille 3-0 en 1927, les joueurs de Régis Brouard parviennent en finale.

Bien décidés à ne pas se faire surprendre d'entrée par Quevilly, comme l'avait été Marseille en quart, les Rennais prennent immédiatement la direction des opérations et ne laissent que peu d'espace à leurs adversaires.

Les hommes de Frédéric Antonetti ne tardent pas à concrétiser leur domination. A la 7e minute, un tir lointain de l'international Yann M'Vila échoue sur le poteau droit du gardien normand Coulibaly mais Julien Féret, en embuscade, termine le travail (1-0).

Un peu sonnés par cette entame difficile, les Normands subissent la loi des professionnels qui recherchent, mais en vain, le KO.

Quevilly sort petit à petit la tête hors de l'eau, soutenu par un stade Michel-d'Ornano chauffé à blanc où les 21.000 spectateurs, Hauts-Normands et Bas-Normands mêlés, ont déjà scellé la réunification de la province.

Après une première tentative d'Anthony Laup captée par Benoît Costil, Pierrick Capelle donne aux Quevillais leur première véritable occasion de but à la demi-heure de jeu, lorsque son tir est dévié en corner par le gardien rennais au prix d'une magnifique parade.

CAPELLE EN ÉVIDENCE

Sentant le danger, Rennes accélère et, sur une bonne remise de Mevlut Erding, Alexander Tetey voit sa frappe frôler le montant gauche des buts de Coulibaly.

Capelle se met à nouveau en évidence juste avant la pause après un bon travail de Laup, mais la reprise de volée du milieu offensif normand est contrée in extremis par l'arrière central rennais Kevin Théophile-Catherine.

A la reprise, les joueurs de National tentent d'emballer la rencontre, mais leur maîtrise collective fait quelque peu défaut, et la première occasion de la seconde mi-temps est pour Rennes, avec une tête manquée par John Boye seul au point de penalty.

Sentant son équipe en difficulté, l'entraineur normand Régis Brouard, qui suit le match des tribunes en raison d'une suspension, fait entrer en attaque Karim Herouat à la place de Julien Valéro.

Herouat se montre tout de suite dangereux en forçant Costil à dévier son tir en corner.

Les Normands montrent tout leur caractère face à une formation rennaise qui cherche un peu trop à gérer, et les "canaris" obtiennent la récompense de leurs efforts grâce à Herouat dont le tir, après un beau mouvement d'ensemble, trompe cette fois Costil (1-1, 64e). D'Ornano, qui n'y croyait plus, explose.

Tandis que Quevilly cherche à récupérer de sa débauche d'efforts, Rennes monopolise le ballon, mais a du mal à trouver l'ouverture, malgré les montées de M'Vila, omniprésent.

Les amateurs montrent des signes de fatigue croissants à l'entrée du dernier quart d'Heure, mais ils s'accrochent et mettent à nouveau Costil en danger par l'intermédiaire d'Anthony Laup pendant le temps additionnel.

Et le miracle normand se produit à nouveau quand sur une ouverture lumineuse de Capelle, Laup offre à son équipe le billet pour le Stade de France.

Edité par Tangi Salaün

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