Mercredi matin, je suis au Parlement européen. Premier contact avec Jean-Luc Mélenchon que je vais suivre pendant la présidentielle. Une heure trente de discussion au bar des députés. L’homme est aimable, courtois, doté d'une grande culture politique. Il ne délivre pas l'image d'un hâbleur populiste agressif tel qu'il apparaît dans les médias. L’homme conçoit le combat politique comme un général en guerre avec une stratégie et des troupes pour l'amener à la victoire. Pour lui le NPA d'Olivier Besancenot n'offre plus de danger, trop occupé à des luttes intestines en ayant refusé toute alliance. Le prochain objectif pour celui qui veut incarner l'autre gauche, est de séduire les militants du PC, car l'appareil dirigeant communiste le proposera en avril comme candidat du Front de gauche. En Juin, s'il est désigné ce sera la troisième étape de sa conquête: réaliser un score à deux points à la présidentielle. Son problème reste DSK. Il n'appellera pas à voter pour lui au second tour. En revanche si c'est Martine Aubry ou François Hollande, il se ralliera. L'homme a une qualité et c'est ce qui ressort de cette matinée passée en sa compagnie: il ne doute pas. Il ne doute de rien. Il affiche une redoutable détermination. Les socialistes ne devraient pas l'oublier...

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