Plus de huit ans après l’accident du vol Rio-Paris qui avait fait 228 morts, une nouvelle expertise pointe du doigt les erreurs des pilotes d’Air France. Des conclusions similaires aux précédents rapports et qui indignent les familles des victimes.

Le déficit de formation de l'équipage est également pointé dans ce troisième rapport depuis 2009
Le déficit de formation de l'équipage est également pointé dans ce troisième rapport depuis 2009 © AFP / HO / BRAZILIAN NAVY / AFP

C’est le troisième rapport commandé en huit ans sur les circonstances du crash du vol Rio-Paris qui avait fait 228 morts, le 1er juin 2009, au large du Brésil. Et chaque fois, les conclusions sont les mêmes : le point de départ de l’accident est le givrage des sondes qui a déréglé les mesures de vitesse de l’Airbus A330. Résultat : des pilotes désorientés qui ont pris de mauvaises décisions.

A l’été 2012 déjà, une première expertise judiciaire souligne les défaillances de l’équipage. Mais ce rapport pointe également un déficit d’information des pilotes pour faire face à ce givrage des sondes, alors même que plusieurs incidents ont eu lieu auparavant. Deux ans plus tard, en 2014, une contre-expertise confirme "la réaction inappropriée de l’équipage" et des manquements de la part d’Air France. L’enquête est alors close mais les familles de victimes estiment que ce deuxième rapport est trop favorable à Airbus.

Air France "défend la mémoire" de ses pilotes

Le tout nouveau "pôle accident collectif" reprend alors le dossier et ordonne une nouvelle contre-expertise dont les conclusions ont été communiquées fin décembre à Air France et aux familles des victimes. "La cause directe résulte des actions inadaptées en pilotage manuel" de l’équipage, peut-on notamment y lire, le pilotage automatique ayant été désactivé après le givrage des sondes. Mais ce dernier rapport relève aussi une série de "causes indirectes" et notamment, à nouveau, une formation insuffisante de l’équipage.

Dans un communiqué, Air France dénonce "la mise en cause sévère de l’équipage disparu" et la compagnie aérienne assure vouloir "défendre sa mémoire".  

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