Côté danse, c'est le très renommé Philippe Découflé et le jeune Daniel Linehan qui assureront le spectacle.

Panorama par Philippe Découflé et la compagnie DCA

Philippe Decouflé et la Compagnie DCA revisitent leur propre histoire pour présenter un programme composite et composé en forme de best of. De « Vague Café » à « Sombreros », en passant par « Shazam ! » et « Decodex », la Compagnie DCA a développé une écriture originale où la danse flirte avec l’humour et la poésie. Avec ce désir latent de mettre le réel sens dessus dessous, Philippe Decouflé et sa bande se sont efforcés de tout détourner : un costume se transforme en décor, un film devient une ombre (et réciproquement), un acteur se mute en danseur et ce que d’aucuns proposeraient comme intermède devient sujet. Pour la première fois, ils nous convient à revisiter le répertoire de cette compagnie qui n’en a pas ou qui n’en a que trop. Il sera sans doute inutile de chercher ce qui subsiste des anciens spectacles dans le mille pattes que sera ce Panorama. On y ouvrira sans doute de vieux livres, mais pour réécrire un carnet de bord parsemé de citations, d’essais et d’expérimentations.

Zombie Aporia par Daniel Linehan

Zombie Aporia, troisième création de ce jeune chorégraphe de 29 ans,pourrait ressembler à un concert de rock : sur scène, un trio enchaîne les séquences dansées et chantées, courtes comme les titres d’un

Panorama par Philippe Découflé
Panorama par Philippe Découflé © Christian Berthelot

album, avec l’énergie désordonnée de fans en délire ou d’une chorale déjantée. Jouant des possibilités offertes par ce contexte, les trois danseurs explorent les relations ambivalentes qui lient le corps et la voix, la danse et la musique, le geste et le langage.

Zombie : mort-vivant.Aporia : contradiction logique. À la frontière entre réel et fiction, cette pièce contemporaine nous montre que nos gestes, nos actes et nos paroles sont liés, sans pour autant savoir qui donne l’impulsion à l’autre et dans quel ordre ils se doivent d’être exécutés. Qui de tous ces sens sera capable de provoquer la danse ? Dans ce spectacle, Daniel Linehan s’entoure de Thibault Lac et de Salka Ardal Rosengren. Les trois danseurs enchaînent, dans un décor minimaliste, huit courtes pièces hybrides pendant lesquelles ils dansent, chantent les compositions du chorégraphe, reproduisent les mouvements diffusés sur un écran, explorent et effacent les frontières entre possibilités vocales et corporelles.

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