Le 5 décembre, le gouvernement a lancé le site data.gouv.fr. Comme aux Etats-Unis ou en Angleterre, le projet a pour but de rendre accessible quelques milliers de données publiques. Cette initiative s’inscrit dans une démarche plus large, le mouvement de l’Open data initiée il y a 11 ans. L’Open data, c’est quoi et ça sert à quoi ?

le site open.data.gouv.fr
le site open.data.gouv.fr © Radio France

L’Open data signifie "données ouvertes". C’est une réflexion lancée en 2000 par plusieurs associations pour permettre la diffusion de données publiques sur des plateformes internet. Alors l’Open data, ça sert à quoi ? Ca sert déjà à mettre à la disposition des citoyens des données obtenues grâce à leurs impôts. Quand on paie des services comme Météo France ou Bison Fûté, il semble normal de pouvoir bénéficier des informations produites.

Le pouvoir politique s’est emparé de ce thème il y a un an. Le précurseur, c'est Barack Obama pendant sa campagne électorale de 2008. Matignon a suivi le mouvement au début de l'année dernière et a lancé la mission Etalab. Cette mission est chargée de mettre en place le site data.gouv.fr. L’objectif principal, c’est d’aller vers plus de transparence. L’effort est louable mais ce n'est pas encore gagné car pour le moment, on ne trouve pas par exemple de documents sur l’attribution des marchés publics.

D’un point de vue juridique data.gouv.fr fonctionne : le site utilise une licence compatible avec les standards internationaux, toutes les données sont donc libres et peuvent être réutilisées par n'importe quel citoyen. En revanche, il reste des problèmes de formats qui ne sont pas libres d’utilisation. Benjamin Ooghe-Tabanou appartient à l’association "regard citoyens". Il a créé avec 10 autres bénévoles le site debug-data-gouv.fr et s’est donné la mission de proposer à n'importe quel citoyen de faire remonter les problèmes à la mission Etalab.

Benjamin Ooghe-Tabanou

Le mouvement de l’Open data fédère des associations comme "regards citoyens" en France ou "l’open knowledge foundation" en Angleterre mais aussi des acteurs politiques et des jeunes start-up. Tous ces acteurs utilisent les données publiques pour créer des services utiles et parfois surpenants.

Benjamin Ooghe-Tabanou

L‘Union européenne évalue à 27 milliards les retombées économiques d’une ouverture des données au niveau du continent. A titre de comparaison, le site data.gouv.fr a coûté 250.000 euros.

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