enrico letta poursuit ses consultations et souhaite finaliser le nouveau gouvernement italien ce week-end
enrico letta poursuit ses consultations et souhaite finaliser le nouveau gouvernement italien ce week-end © reuters

Les mots sont du nouveau président du Conseil, Enrico Letta, lors de son discours de politique générale devant le Parlement italien. Il devrait obtenir un vote de confiance dans la soirée, après deux mois d'impasse politique et sur fond de crise.

Lors de son discours, Enrico Letta a annoncé plusieurs mesures phares. D'abord la suppression de la taxe sur les résidences principales (dont Silvio Berlusconi a fait une condition de son soutien politique). Mais aussi une réforme de la loi électorale, avant le prochain scrutin national. Une loi très décriée en Italie. L'objectif sera notamment de stabiliser l'exécutif gouvernemental.

Enrico Letta a formé ce week-end un "gouvernement de service" associant la gauche, le centre et la droite.

C'est pourquoi il a donné des gages à son allié Silvio Berlusconi. Thomas Chabolle.

Il a annoncé qu'il se rendrait cette semaine à Bruxelles, Paris et Berlin pour faire la preuve de son attachement à l'Europe. Et pour faire pression auprès de ses partenaires européens, afin d'obtenir une politique des Ving-Sept orientée vers plus de croissance... Et moins d'austérité.

Se serrer la ceinture y compris au gouvernement ?

Pourtant, symboliquement, il appelle lui-même ses ministres à se serrer la ceinture en annonçant la suppression des salaires de ceux qui sont également parlementaires (et touchent donc déjà une indemnité). Le tout "pour donner l'exemple".

Enrico Letta a également promis de faire un bilan d'étape des progrès réalisés par son futur gouvernement d'union après 18 mois au pouvoir et de "tirer toutes les conséquences" au cas où ses projets seraient bloqués par des vetos de nature politique.

Pour lui, une politique de croissance ne peut attendre.

Enrico Letta, figure de l'aile droite du PD et neveu d'un des proches conseillers de Berlusconi, Gianni Letta, a dit que ses priorités iraient à la création d'emplois et à l'aide aux PME. Il a promis en outre de s'attaquer à la pauvreté, aggravée par un taux de chômage supérieur à 40% chez les jeunes, dans certaines zones du pays.

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