[scald=223335:sdl_editor_representation]MARSEILLE (Reuters) - De la viande de cheval a été détectée par les services vétérinaires du Vaucluse sur un lot de 320 tonnes de viande étiquetée "pur boeuf" et destinée à la préparation de plats cuisinés, a annoncé vendredi le préfet du Vaucluse.

Yannick Blanc a précisé que la marchandise avait transité par les sociétés néerlandaises Draap Trading et Windmeijer Meat Trading, dont les noms ont été cités dans le scandale de la viande de cheval qui a touché toute l'Europe.

"Il s'agit d'un contrôle qui a été effectué il y a trois semaines, dont les résultats ont démontré la présence de viande de cheval dans la majorité des lots", a dit le préfet à Reuters.

Les lots étaient stockés lors des contrôles vétérinaires sur un lieu de transit de Cavaillon (Vaucluse), d'une entreprise spécialisée dans la location d'entrepôts frigorifiques.

Ils étaient en attente d'être livrés à une société de transformation alimentaire basée à Manosque (Alpes-de-Haute-Provence), qui fournit notamment de la viande hachée aux marques William Saurin et Panzani, a précisé le préfet.

"L'origine déclarée de la marchandise indique différents pays d'Europe de l'Est, mais les lots ont transité par deux opérateurs néerlandais", a-t-il précisé, laissant entendre que c'était au niveau des sociétés néerlandaises Draap Trading et Windmeijer Meat Trading que se situait le problème.

"Un lot en provenance directe de Roumanie, sans transit par les Pays-Bas, a donné lieu à des contrôles négatifs. Il était correctement étiqueté et ne contenait pas de viande de cheval", a-t-il expliqué.

Les documents relatifs aux fausses déclarations ont été transmis aux autorités néerlandaises et les investigations sur la tromperie de marchandise sont conduites sous l'autorité du parquet de Paris.

Des investigations sont en cours aux Pays-Bas non sur ce cas spécifique, mais sur les faits révélés lors de la fraude imputée récemment à la société française Spanghero, a dit un porte-parole de l'autorité de sécurité alimentaire néerlandaise.

Les lots incriminés dans le Vaucluse ont pour l'instant été consignés dans un entrepôt frigorifique car il y a eu une rupture de la chaine de traçabilité, a précisé le préfet.

Une remise sur le marché de la marchandise avec un étiquetage approprié est envisageable à condition que les analyses complémentaires en cours, notamment pour chercher une éventuelle présence d'antibiotiques, soient négatives.

Jean-François Rosnoblet, édité par Gérard Bon et Gilles Trequesser

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