Dans un premier décret du 24 février dernier, le détenu pouvait recevoir de sa famille des vêtements des chaussures, des documents officiels, des lunettes, des timbres, et même des jeux de société.

Dessin d'enfant
Dessin d'enfant © Radio France / CC Nabok

Mais bizarrement, les articles faisant l'objet de la plus stricte restriction se révèlaient être : les écrits, les dessins et les petits objets de ses enfants qui ne devaient pas dépasser 10 cm dans leur plus grande dimension. Idem dans le sens inverse. Le père ou la mère incarcéré ne pouvait plus transmettre à son enfant de dessin ou d'objet réalisé en détention de plus de 10 cm.

Le Controleur Général des Lieux Privatifs de Liberté Jean-Marie Delarue avait trouvé ce décret "singulier", s'étonnant qu'en 2011, l'administration pénitentiaire puisse "signer un texte comme ça".

Au bout de 8 mois donc, le décret est rectifié. Tous les dessins réalisés par les enfants pour les détenus ou par les détenus pour leur famille sont autorisés, quelque soit la taille. Quand aux objets non metalliques que les enfants confectionnent pour leur parent, ils peuvent désormais mesurer jusqu'à... 15 cm (maximum).

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