Défaut de sécurisation et failles juridique

Dans le mail que certains internautes ont reçu, on ne leur reproche pas d’avoir téléchargé le dernier Lady Gaga, mais d’avoir manqué à l'« obligation de surveillance » de sa connexion Internet.

Si l’internaute conteste ce courriel, il va donc falloir qu’il prouve qu’il a mis en place un « moyen de sécurisation ». Un moyen qui n’est absolument pas détaillé dans la loi et qui, au final, reste à la libre appréciation de l’Hadopi.

Mireille Imbert-Quaretta (Hélène Chevallier)

Pirater le réseau wifi de son voisin

Même si l’internaute a mis en place un moyen de sécurisation comme une clé WEP ou WPA sur son wifi, il peut être piraté.

Grâce à une défaillance de certaines box internet, il est possible de se connecter en 3 minutes sur un réseau WIFI, soi-disant « protégé ».

Démonstration avec Damien Cauquil, consultant en piratage informatique chez Sysdream.(Hélène Chevallier)

Des failles juridiques ?

Plusieurs sites internet proposent gratuitement aux internautes des modèles de courrier à adresser à l’HADOPI en réponse à un mail d’avertissement.

C’est le cas, par exemple, d’« e-litige.fr », une association de défense des consommateurs.

Maître Audrey Duchene a participé à la rédaction de ces courriers. (Hélène Chevallier)

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Les éditeurs de logiciels de sécurisation se frottent les mains

Seule solution pour montrer patte blanche, cette loi « Création et Internet » prévoit la labellisation de logiciels de sécurisation. Des « mouchards » capables d’enregistrer toutes les connexions sur la ligne internet.

Exemple de publicités qui fleurissent sur le net
Exemple de publicités qui fleurissent sur le net © Radio France

Les logiciels officiels ne seront pas prêts avant plusieurs mois.

Mais d’autres, qui se disent « HADOPI-ready », ont flairé la bonne affaire et se lancent sur le marché.

C'est le cas d'Isis, logiciel développé par la société H2DS.

Son gérant, Christophe Painset , se frotte les mains (Hélène Chevallier)

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