Pascal Saint-Amans (OCDE) :

On ne peut pas construire le nouveau système financier internationale, en gardant des poches d’opacité

Comment définir un paradis fiscal ? L’OCDE retient quatre critères :

-pas de fiscalité directe

-pas d’accès à l’information bancaire

-opacité complète des comptes

-absence d’échanges d’informations et de coopération judiciaire

Cette définition assez stricte permet d’exclure de la liste OCDE des paradis fiscaux, la Suisse ou le Luxembourg.

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17 pays de l’OCDE, réunis à l’appel de la France et de l’Allemagne, ont réclamé, le mois dernier, de réactualiser d’ici la mi-2009 cette « liste noire » des paradis fiscaux, qui, pour l’OCDE ne contient aujourd’hui que trois noms : Andorre, Monaco et le Lichtenstein.

Pour Pascal Saint-Amans, chef de la division chargé de la coopération internationale et de la compétition fiscale à l’OCDE, jusqu’à présent la plupart des pays n’ont pas appliqué les standards de l’OCDE, faute de réelle pression politique. « La plupart des paradis fiscaux ont décidé de faire de la compétition sur le secret », dit-il.

Au micro de Sara Ghibaudo, Pascal Saint-Amans estime qu’ « il est « temps aujourd’hui de quitter cette logique »…

Pascal Saint-Amans

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