presse et information après la révolution numérique

Le dernier axe de l’exposition porte le regard sur les enjeux contemporains de la presse écrite, entre fragilisation du modèle économique traditionnel et interrogations éthiques face à l’accélération de la communication des données. Sans y répondre, l’exposition pose comme balise la certitude que le besoin d’information des citoyens, au-delà même des supports et des genres, demeure consubstantiel à la démocratie.

L’essor des technologies numériques et de l’Internet interroge l’ensemble de la presse papier . La levée de certaines contraintes techniques entraîne une accélération de la transmission des informations. Mais cette course après l’information a parfois de fâcheuses conséquences :

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uniformisation dans la couverture photographique de l’événement et moindre vigilance quant aux informations reçues, pouvant expliquer la désaffection du public plus sceptique à l’égard des images notamment.

L’érosion du lectorat combinée à la baisse persistante des revenus publicitaires menace l’équilibre des journaux contraints de s’adapter . Des sites de presse en ligne se développent autorisant plus d’interactions avec les lecteurs invités à commenter, témoigner voire à fournir articles et images à l’instar des professionnels. L’articulation entre papier et numérique détermine à terme la viabilité économique d’un modèle à créer. La plupart des sites s’adossent à des publications papier (lemonde.fr, le figaro.fr), seuls quelques titres n’existant qu’en ligne (Médiapart, Atlantico). Si certains renoncent au papier (France-Soir, La Tribune), d’autres y sont revenus (Rue89, Bakchich). Au-delà des questions économiques, beaucoup s’interrogent sur la manière de restaurer le lien de confiance entre la presse et son public. Comment redonner toute sa place au journalisme dans le débat démocratique et l’expression d’opinions plurielles ?Que penser de formes de journalisme inédites : journalisme de données, journalisme de liens ?

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