Privés de chasse et de pêche

Pour Sherpa, Misereor, le CED et FOCARFE, l’installation de la SOCAPALM a complètement modifié l’écosystème et le mode de vie des populations locales : défrichement d’une forêt, riche en biodiversité, remplacée peu à peu par des monocultures de palmier à huile, diminution des terres arables et des zones de pêche pour les populations locales.

Les communautés riveraines des plantations sont en majorité des Bantous, dont l’activité principale est l’agriculture. Dans la région de Kienké, se trouvent également quelques communautés « pygmées » Bagyéli, qui vivent essentiellement de la chasse et de la cueillette des produits de la forêt.

Pollution de l’air et de l’eau

Concernant les atteintes à l’environnement, la plainte constate que la SOCAPALM ne respecte pas les « textes en vigueur en matière de traitement des effluents et de protection des cours d’eau. »

« Les déversements de déchets se poursuivaient lors de notre dernier passage sur le site en juillet 2010 , notent les plaignant, et aucune mesure ne semble avoir été amorcée pour y remédier » : « la SOCAPALM continue de déverser de manière anarchique les huiles usagées (…) mélange de boues et de produits chimiques, ces huiles usagées diffusent une odeur nauséabonde difficilement supportable. »

__

Des prélèvements ont été notamment effectués « sur des cours d’eaux à proximité de l’huilerie de Nkapa », avant d’être ensuite analysés par le Centre Pasteur concluant à « la nocivité de ces effluents. » Conclusion : un premier échantillon est jugé par le laboratoire (inscrit « en gros caractères ») : « A TRAITER AVANT REJET DANS LA NATURE » tandis qu’un autre échantillon d’eau est qualifié « de qualité médiocre, juste apte à l’irrigation, au refroidissement et à la navigation. »

__

De plus, constate la plainte, « le personnel de la SOCAPALM n’hésite pas à procéder au nettoyage de leur matériel dans ces mêmes cours d’eau exposant ainsi les populations locales au risque de consommer des produits toxiques. »

Et cela sans que « les communautés riveraines ne bénéficient « de telles informations » , puisqu’« aucun panneau de danger » n’est apposé« à proximité des rivières et cours d’eau. »

__

Quant à la « pollution de l’air » , les enquêtes menées sur place par les associations « démontrent que la SOCAPALM rejette dans l’air de grandes quantités de nuages de poussières » , à tel point « que lorsque les villageois mettent à sécher un linge ou un vêtement, il se recouvre en l’espace de quelques instants d’une pellicule de particules en suspension contenues dans l’air ambiant. »

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.