Une vague de contestation et de violence a émaillé la campagne électorale. Depuis dix jours, les manifestants de la place Tahrir se sont opposés à l'armée. Bilan : 42 morts et plus de 2.000 blessés.

Les manifestations de fin novembre ont été organisées pour protester contre la main-mise de l'armée sur l'Egypte depuis le départ de Moubarak. Les milliers d'opposants au régime militaire affirment ne pas croire que l'issue du scrutin pourrait définitivement chasser l'armée du pouvoir et demande à ce que le pouvoir soit complétement transféré à des civils.

24 formations égyptiennes se sont rassemblés pour exiger que les militaires laissent la place à un gouvernement de "salut national" dirigé par le prix Nobel de la paix Mohammed Al-Baradei. Les frères musulmans, favoris du scrutin se sont tenus à l'écart de ces manifestations alors qu'ils ont participé à la révolution de février.

La place Tahrir le 25 novembre 2011 par Sébastien Laugénie :

La place Tahrir le 23 novembre 2011 par Sébastien Laugénie :

La place Tahrir le 19 novembre 2011 par Claude Guibal :

L'armée a réprimé ces manifestations provoquant 42 morts et plus de 2.000 blessés. Elle a tenté une ouverture jugée timide avec la nomination d'un ancien proche de Moubarak, Kamel el-Ganzouri au poste de Premier ministre. Cette nomination a attisé la contestation.

Pour le moment, jamais l'armée, à travers son organe représentatif, le Conseil suprême des forces armées, n'a avancé de dates pour la mise en place d'un gouvernement civil.

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