[scald=219529:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Des soldats tchadiens revenus du front au Nord-Mali ont montré à des journalistes des photographies montrant le cadavre d'un combattant islamiste ressemblant à Mokhtar Belmokhtar, affirmant qu'il s'agit bien du chef djihadiste dont le Tchad a annoncé la mort samedi.

Sur son site internet, RFI a publié lundi une photographie, obtenue par son envoyé spécial à Tessalit, montrant le visage maculé de sang d'un homme barbu, en treillis, difficilement identifiable, prise par un militaire tchadien à l'aide d'un téléphone portable.

La mort du chef djihadiste, commanditaire de la prise d'otages sanglante du complexe gazier algérien de Tiguentourine en janvier, n'a pas été confirmée par la France, qui intervient avec le Tchad et d'autres pays africains contre les groupes islamistes armés dans le nord du Mali.

"Si c'est le cas, ce sera une bonne nouvelle", a déclaré le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian sur l'antenne de France 2 à propos du cliché diffusé par RFI.

Lundi, ajoute RFI, le président tchadien Idriss Déby a une nouvelle fois affirmé que ses troupes avaient abattu Mokhtar Belmokhtar et que sa dépouille n'a pas été exposée par respect des principes de l'islam.

Lors d'une visite dans le Nord-Mali, le général commandant le contingent tchadien dans la région, Oumar Bikomo, a quant à lui qualifié de "possible" la mort de Belmokhtar.

"Il est possible qu'il ait été tué. Mais comme les tests ADN n'ont pas encore été effectués, on peut encore avoir des doutes", a-t-il dit aux reporters sur place.

Le Tchad a également annoncé ces derniers jours la mort d'un autre chef djihadiste de la région, Abhelhamid Abou Zeïd. Le chef d'état-major de l'armée française, l'amiral Edouard Guillaud, a qualifié lundi son décès de probable, tout en soulignant que son corps n'avait pas été récupéré.

Jean-Stéphane Brosse

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