En l'espace de 48 heures, la femme de chambre du Sofitel est passée du statut de victime éplorée à celui de menteuse éhontée. Sa crédibilité en tant que témoin à charge principal contre Dominique Strauss-Kahn est sérieusement mise à mal.

[ Dernière mise à jour : 03/07/11, 14h25 ]

Une du New York Post le 2 juillet 2001
Une du New York Post le 2 juillet 2001 © New York Post

Le 1er juillet, le New York Times affirmait que les accusations portées contre DSK étaient sur le point de s'effondrer. Le quotidien américain, s'il ne contestait pas la probabilité d'une relation sexuelle, consentie ou pas, évoquait de très sérieux doutes quant à la crédibilité de la plaignante.

Elle serait en effet liée à des activités de trafic de drogue et de blanchiment d'argent, des zones d'ombre sont apparues concernant sa demande d'asile aux Etats-Unis et ses déclarations fiscales. Enfin, la femme de chambre aurait produit sous serment un "récit erroné" de l'agression sexuelle dont elle dit avoir été l'objet.

En résumé, elle aurait menti au Grand jury, au bureau du procureur, à la police et aux services administratifs américains.

Les révélations du New York Times, décryptées par Pierre-Yves Dugua. (01/07/11)

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Le lendemain, le New York Times livrait une autre information en forme de véritable bombe. Le 15 mai, soit 24 heures après l'agression supposée, la femme de chambre déclarait à un proche au téléphone :

Ne t'inquiète pas, ce type a beaucoup d'argent. Je sais ce que je fais.

Le détail de cette conversation téléphonique, avec Franck Cognard. (02/07/11)

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Selon nos confrères du Journal du Dimanche, cet homme serait en fait son mari depuis un an. Jusque là, la plaignante était présentée comme une mère célibataire et veuve.

Les précisions de Xavier Monferran (03/07/11)

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Autant d'informations qui décrédibilisent totalement son témoignage et remettent en cause la tenue d'un éventuel procès. Il paraît en effet difficile de poursuivre la procédure (voir page précédente) au regard des déclarations contradictoires, voire des mensonges de l'accusatrice de DSK, même si le bureau du procureur ne nie pas qu'il ne se soit rien passé dans la suite 2806 du Sofitel de Times Square.

Pour Dominique Wolton, spécialiste des médias et directeur de l'Institut des sciences de la communication du CNRS, enquêteurs et médias ont tardé à s'intéresser sérieusement au profil de la plaignante. (02/07/11)

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