Le président UMP du Sénat, Gérard Larcher, a annoncé ce mercredi un ensemble de mesures pour lutter notamment contre l'absentéisme des sénateurs. A compter du 1er octobre 2015, les moins assidus feront l'objet de sanctions financières.

Hémicycle du Sénat
Hémicycle du Sénat © CC Sénat

4400 euros par mois, soit 13.200 euros sur un trimestre. C'est la somme maximale dont pourront être privés les sénateurs s'ils ne sont pas assez présents à la chambre haute du Parlement à compter du 1er octobre 2015. Ce nouveau dispositif de retenue financière , qui concerne l'indemnité de fonctions (1.400 euros par mois) et l'indemnité représentative de frais de mandat (6.000 euros par mois), sera appliqué"en cas d'absences répétées" , a détaillé Gérard Larcher, réélu à la présidence du Sénat en septembre dernier.

Les logements de fonction supprimés

"L'objectif n'est pas de pénaliser. L'objectif est d'avoir une présence et que cette présence se situe sur les trois jours de la semaine", le mardi, le mercredi et le jeudi, a précisé Gérard Larcher. En novembre dernier, la sénatrice socialiste Catherine Tasca avait dénoncé l'absentéisme de certains de ses collègues, évoquant "presque une habitude d'emploi fictif" . Ces mesures visent donc à renforcer la participation des sénateurs aux travaux, à la fois au Parlement et sur le terrain.

Autres changements: les logements de fonction sont supprimés, à l'exception d'un appartement de permanence pour le président et de logements pour nécessité de service pour le commandant militaire et le médecin. Et dès le 1er juillet, les comptes des groupes politiques seront publiés sur le site internet du Sénat . Objectif affiché, rendre le budget du Sénat plus transparent.

Enfin chaque sénateur devra créer un compte dédié à son indemnité représentative de frais de mandat (IRFM). Et à partir du 1er avril 2015, il ne sera plus possible de l'utiliser pour acheter un local servant de permanence parlementaire. Gérard Larcher a en outre annoncé que des propositions concernant le nombre de parlementaires seront faites avant la présidentielle de 2017.

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