Gabriel Paillereau :

Un patrimoine s’est créé au dépend de l’association de médecine du travail.

Au cœur des questions soulevées par les représentants syndicaux de l’AMST se trouve le fonctionnement de structures liées à l’association, comme l’AST (association de santé au travail).

Crée en 2004, l’AST est une structure jumelle de l’AMST chargée de gérer son patrimoine immobilier . Plus de 400 000 euros de loyers par an, soit au total des réserves de 2 millions d’euros collectés par l’AST, propriétaire des bâtiments où travaillent les médecins de l’AMST. Ce qui, pour Gabriel Paillereau, pose problème.

Gabriel Paillereau

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Gabriel Paillereau pointe également du doigt une clause des statuts de l’AST qui stipule qu’en cas de dissolution, les liquidateurs pourront confier le patrimoine de l’AST… au profit de l’association de leur choix . Manque de transparence flagrant, estime l’ancien directeur-général du CISME

Gabriel Paillereau

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Voici l’article 11 des statuts de l’AST auquel fait allusion Gabriel Paillereau

Autre structure dont le rôle est critiqué par les représentants syndicaux : l’ASTI (Association de santé au travail interentreprises) chargée de travailler avec des ergonomes et des psychosociologues, et dont la trésorière est également directrice de l’AMST.

Consulter le site de l’ASTI

L’AMST affiche un bon bilan financier. En 2009, elle a encaissé 12 millions d’euros de cotisations versées par les entreprises adhérentes.

Un fond de réserve de quatre millions d’euro a été constitué, placé en Sicav de trésorerie .

Pour le syndicaliste CFE-CGC Bernard Inchauspé, cette situation est «peut-être légale, mais contraire à l’éthique », alors que, selon lui, « la direction refuse d’embaucher des médecins ».

Bernard Inchauspé

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