La collection de Jan Mulder

Regards sur la photographie Latino-Américaine Les images de la collection de Jan Mulder donnent un bon apercu du zeitgeist (esprit du temps) depuis un endroit inattendu du globe, considéré habituellement comme en marge d’une doxa faite de règles qui modèlent, depuis dix ans, le marché international de la photographie et les goûts en la matière.Esthétiquement forte et extrêmement personnelle, cette collection de photographie venue de Lima ressemble plus à un manuel polyglotte, répondant au besoin du « Pérou, sombre et profond » de se voir ancré dans les cartes, considérant le monde, d’un bout à l’autre, prenant des risques et relevant le défi suivant : valoriser les coutumes d’un espace tout en s’engageant avec joie pour la nouveauté, les horizons grands ouverts.[...]Son intérêt pour le remarquable travail des photographes latino-américains et, au sein de ce groupe, pour les Péruviens, découle sans doute d’une prise en compte globale de l’avenir de cette région du monde. Symbole d’espoir d’un futur prometteur, ayant probablement un rôle considérable à jouer autour du globe… Les idéaux de Jan Mulder ont été redessinés en fonction d’une nouvelle approche du développement de cette partie des Amériques et ce point de vue apparaît dans sa compréhension des travaux photographiques : la collection souligne ainsi les enjeux régionaux tout en prenant en considération la dimension internationale de ces derniers. Jorge Villacorta

Josef Koudelka

Présentation du photographe par Laurence Peuron

1 min

E arles koudelka

Josef Koudelka - Moravie 1966
Josef Koudelka - Moravie 1966 © Rencontres Arles

À l’occasion de la sortie, en 2011, d’une version revue et augmentée de la maquette originale du livre Gitans, cette exposition présentera pour la première fois les 109 photographies, réalisées par Josef Koudelka entre 1962 et 1971, composant la nouvelle édition de cet ouvrage. En plus des photographies vintages, des documents inédits, liés à la préparation des différentes éditions, seront présentés à Arles.[...]Sous chacune de ces peaux tannées et glabres glisse silencieusement la glace de toutes les peurs. Enracinés comme des arbres secs à l’intérieur de ces murs blancs et nus, les hommes tracent les lignes, indiquent les masses d’un ordre statistiquement géométrique. Prisonniers de l’attention qu’ils portent sans naïveté à l’événement photographique, ils sont à la fois témoins et acteurs de leur propre présence. Qu’ils veillent la victime d’un meurtre, qu’ils exhibent leurs trésors dérisoires, qu’ils s’affichent devant Josef dans l’ironique ostentation d’un dénuement accepté, ils donnent à l’image son poids de classicisme et de tradition ».Robert Delpire, extrait de « Josef ou la fureur de voir », 1975.

Amos Gitaï

Né en 1950 à Haïfa, Isräel. Vit et travaille entre la France, Israël et les États-Unis.Architecte de formation, Amos Gitai est un cinéaste de renommée internationale. Puissante et variée, son oeuvre mêle documentaires (House, Wadi, News from House/News from Home) et fictions (Kadosh, Kippour, Kedma, Désengagement, Plus tard...). Récompensée dans de nombreux festivals, elle a fait l’objet de plusieurs rétrospectives (centre Pompidou, MoMA...).

Klavdij Sluban & Laurent Tixador

Laurent Tixador, prélévement d'une Fusov M100
Laurent Tixador, prélévement d'une Fusov M100 © Rencontres Arles

Nés en 1963 et en 1965 à Paris et Colmar. Vivent et travaillent à Paris et Nantes.

Klavdij Sluban, photographe et Laurent Tixador, artiste plasticien, sont les premiers lauréats de l’atelier des Ailleurs, résidence de création dans le contexte exceptionnel des Kerguelen. Elle a pour ambition d’offrir à deux artistes des conditions de création et d’expérimentation sur un territoire sans population permanente,investi de manière quasi exclusive par la communauté scientifique. Les deux artistes ont séjourné pendant trois mois à Port-aux-Français, se mêlant à la vie quotidienne des équipes scientifiques, au rythme des expéditions et des rotations de ces dernières. Les travaux présentés aux Rencontres d’Arles sont le résultat du travail réalisé pendant cette résidence. [...]Laurent Tixador, quant à lui, a choisi de se mettre au service des scientifiques. En effaçant volontairement sa production au bénéfice du travail réalisé par la communauté scientifique présente sur place, son désir est d’appréhender la nature à travers des spécialités diverses, de vivre de singulières expériences pour se conformer à des visions spécifiques du paysage.

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