PARIS (Reuters) - La Fédération française de cyclisme a annoncé mardi qu'elle disculpait Jeannie Longo, accusée par l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) de non-respect des règlements antidopage.

La championne a fait défaut à trois reprises lors de contrôles de l'AFLD qui demande aux sportifs une localisation quotidienne afin de procéder à des contrôles inopinés.

Mais la commission de discipline de la Fédération, saisie par l'AFLD, a fait valoir que Longo aurait dû bénéficier de la modification, en avril 2010, du Code du sport fixant à une année la durée de l'appartenance à un groupe cible, alors que cette mesure s'appliquait auparavant pour une durée indéterminée.

Le troisième contrôle auquel Jeannie Longo, 53 ans, ne s'est pas présentée ayant eu lieu en juin 2011, plus d'un an après l'entrée en vigueur de la modification, la sanction ne peut s'appliquer, a estimé la Fédération.

"L'infraction aux dispositions relatives aux obligations de localisations n'étant pas constituée (trois manquements sur un période de 18 mois), la Commission nationale de Discipline a donc constaté qu'aucune violation des règles antidopage ne saurait être retenue", indique la Fédération dans un communiqué.

"Madame Jeannie Longo-Ciprelli est relaxée de toute poursuite disciplinaire", conclut la commission de discipline.

La procédure engagée par l'AFLD avait entraîné le forfait aux championnats du monde en septembre de l'athlète la plus titrée du cyclisme féminin, avec 13 couronnes mondiales et une médaille d'or olympique.

Dans une autre affaire, Patrice Ciprelli, son entraîneur et époux, a été suspendu à titre conservatoire par la Fédération après avoir été accusé d'avoir acheté de l'EPO en 2007 via internet. Le parquet de Grenoble a ouvert une information judiciaire sur ces allégations.

Pascal Liétout, édité par Gilles Trequesser

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.