[scald=103929:sdl_editor_representation]par John Whitesides et Deborah Charles

WASHINGTON (Reuters) - Rick Santorum a remporté mercredi deux victoires aussi serrées que cruciales lors des primaires républicaines dans le Mississippi et en Alabama, selon des décomptes quasi définitifs et les projections des grandes chaînes de télévision américaines.

Après le décompte de 96% des votes dans le Mississippi, Rick Santorum (33%) devançait son rival Newt Gingrich (31%) et Mitt Romney (30%). Un soulagement pour le candidat conservateur, qui avait dans un premier été donné battu par Mitt Romney dans cet Etat du "Sud profond" par un sondage à la sortie des urnes de CNN.

Loin de créer la surprise espérée, l'ancien gouverneur du Massachussetts doit aussi se contenter de la troisième place en Alabama, derrière Newt Gingrich et Rick Santorum, vainqueur avec 35% des voix et plus que jamais relancé dans la course à l'investiture républicaine.

"On l'a encore fait", s'est exclamé Rick Santorum depuis son QG de campagne de Lafayette, en Louisiane.

"Cette campagne est l'histoire de gens normaux qui font des choses extraordinaires", a ajouté, en présence de sa famille pratiquement au complet, celui qui se présente comme le héraut des valeurs familiales, religieuses et du libre échange.

Signe de sa confiance croissante en ses chances d'obtenir l'investiture républicaine, Rick Santorum a réservé dans son discours autant de piques à l'administration Obama, qu'il a notamment accusée d'avoir laissé flamber les prix de l'essence, qu'aux dépenses considérables de son rival Mitt Romney pour acheter des espaces publicitaires.

"PLUS UN CANDIDAT DE TÊTE"

"Nous allons revenir ici (en Louisiane) la semaine prochaine pour remporter une victoire éclatante (aux primaires de cet Etat). Nous allons remporter l'investiture avant la convention (républicaine) à Tampa (en août). Nous allons désigner un conservateur et c'est ainsi que nous allons battre Barack Obama", a-t-il martelé à ses supporters en liesse.

Les 84 délégués des deux Etats du Sud étant attribués à la proportionnelle, ces résultats serrés ne vont pas faire une grande différence arithmétique dans la course à l'investiture républicaine. Selon une projection de CNN, Mitt Romney reste largement en tête avec 480 délégués contre 234 à Rick Santorum - il en faut 1.144 pour obtenir l'investiture.

Mais la position du favori des sondages, dont la capacité à séduire l'électorat conservateur était une nouvelle fois mise à l'épreuve, apparaît davantage fragilisée.

"Quand on est le candidat de tête et qu'on se classe deux fois troisième, on n'est plus vraiment un candidat de tête", a raillé Newt Gingrich, invitant les républicains à "ne pas nommer un modéré du Massachussetts".

Se disant conforté par ses deux places de dauphin et le nombre "conséquent" de délégués remportés, l'ancien président de la Chambre des représentants, qui a misé toute sa campagne sur la conquête du "Sud profond", n'a toutefois pas été jusqu'à annoncer son retrait de la course à l'investiture, comme Rick Santorum espère l'en convaincre pour concentrer sur son nom l'ensemble des votes conservateurs.

Tangi Salaün pour le service français

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