dsk convoqué mardi à lille dans l'affaire du carlton
dsk convoqué mardi à lille dans l'affaire du carlton © reuters

L'affaire du Sofitel s'est terminée par un non lieu au pénal et par un accord financier au civil. Mais pour le journaliste d'investigation américain John Solomon, les preuves étaient suffisantes pour poursuivre Dominique Strauss-Kahn devant un jury. C'est qu'il affirme dans son livre intitulé "Scandale DSK, le procès qui aurait dû avoir lieu", qui est sorti aux Etats-Unis il y a plusieurs mois et qui vient d'être traduit en français, publié par les éditions de l'Express. Il pointe du doigt un certain nombre d'erreurs de la justice américaine.

Ecoutez l'interview de Fabienne Sintès

### ### ### Des erreurs dès les premières heures de l'enquête Le livre relève des erreurs de la part de la police. Comme par exemple le fait qu’avant d’identifier officiellement DSK, Nafissatou Diallo l’ait vu 3 fois à la télévision, elle connaissait donc son visage. D’autre part les enquêteurs n’ont fait aucune recherche de preuve médico-légale sur DSK pendant les premières 24 heures. _"Du début, à l’abandon des charges, il y a des jugements précipités qui n’ont rien à voir avec des techniques d’investigations normales."_
### ### ### Le procureur Cyrus Vance pointé du doigt Selon John Solomon, cette affaire a été un parfait concours de mauvaises circonstances pour Cyrus Vance. Il venait d’arriver. Il venait de subir des échecs et en particulier une affaire d’agression sexuelle qui impliquait des policiers New Yorkais et les medias commençaient à s’interroger sur lui. _"ils ont fait de nombreuses erreurs, et ils l’ont reconnu dans les interviews privées que j’ai pu avoir avec eux"._
### ### ### Des cafouillages dans les traductions des propos de Diallo La première traductrice de Nafissatou Diallo est partie en vacances et la femme de chambre du Sofitel ainsi que le procureur n'ont pas été à l'aise avec son successeur. Ils se disputaient souvent sur des interprétations. _"Des gens qui étaient présent, m’ont raconté que parfois le traducteur et le procureur se disputaient «non c’est pas ce qu’elle a dit» !"_
### ### ### Des fuites plus ou moins hasardeuses Certaines informations qui ont fuité dans la presse étaient imprécises voire erronées. Par exemple, la traduction d'une conversation téléphonique de Natissatou Diallo avec un vendeur de drogue incarcéré en Arizona. Une information qui avait ébranlé la crédibilité de la femme de chambre, qui s'avèrera partiellement fausse. _"il y avait le désir de décrocher un gros scoop, et je crois que si nous sommes tous honnête, nous pouvons retenir la leçon de tout ça et faire beaucoup mieux."_
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