Un médecin militaire français en zone rouge avec un malade
Un médecin militaire français en zone rouge avec un malade © Service de santé des armées françaises

En Afrique de l’Ouest, le virus Ébola semble de nouveau gagner du terrain. Avec, en première ligne, les professionnels de santé: en Guinée une centaine d'entre eux a déjà succombé à la fièvre hémorragique. Dans la capitale Conakry, l’envoyée spéciale de France Inter Solenne le Hen a visité un centre de soins géré par l’armée française, et qui soigne les soignants.

Le centre n’a ouvert que depuis quelques jours. Il a été construit par le service de santé des armées françaises, avec un souci : isoler les soignants devenus soignés de leurs anciens patients, et leur offrir un petit supplément de confort. Mais les conditions d'hygiène restent draconiennes, les malades sont confinés en zone rouge, stérile. Autant de précautions qui tranchent avec la réalité des hôpitaux guinéens débordés par l'épidémie.

Déshabillage méticuleux après les soins
Déshabillage méticuleux après les soins © Radio France / Solenn Le Henn

Le traitement utilisé, c'est le Favipiravir, conçu par un laboratoire japonais. Les essais cliniques sur le terrain ont été supervisés par l'Inserm, et ils sont encourageants. A tel point que le coordinateur national de la lutte contre Ébola en Guinée, le Dr Sakoba Keïta, a décidé d'étendre son utilisation à d'autres centres de soins à travers le pays.

Mais la guérison prend du temps, alors à Conakry, les 130 militaires français qui gèrent le centre ont dû penser à chaque détail : l'alimentation des malades, les jeux mis à leur dispositions pour passer le temps, et même la musique.

Pour rendre le temps de la guérison moins long, chaque détail a été pensé. Les 130 militaires français mobilisés dans ce centre ont dû penser à tout, de l’alimentation des malades aux jeux mis à leur disposition… en passant par la musique !

Le reportage (4'23) de Solenne le Hen, envoyée spéciale de France Inter à Conakry :

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