GM, fierté de l'Amérique
GM, fierté de l'Amérique © Radio France / R.E

General Motors , un demi siècle (1955/2000) de présence en tête du Top Ten du business américain.

Jusqu’à 700 000 salariés jusqu’au milieu des années 90.

GM en tête, Ford 4ème, Boeing pas très loin.

L'industrie régnait.

En 2000, le calendrier change de siècle et les Etats-Unis d'époque. En 2010,Boeing et IBM sont sur la touche, General Motors et Ford entrent à peine dans le Top Ten.

Et un nouveau leader écrase toute la concurrence : Wal-Mart.

85% des ménages y font leur achat. Plus gros vendeurs de jouets, de dentifrice, de jeans, de DVD et de papier toilettes. Elle vend plus de vêtement que la celebrissime chaine Macy’s et domine aussi ses concurrents dans l’alimentation où sa part de marché est de l’ordre de 20%.

Le groupe compte 4400 magasins sur le sol américain. 200 millions de clients par semaine

Succès des super-center, sorte d’hyper géant où tout est à disposition sous le même toit.

Le Smiley de Val-Mart, son logo est devenu symbole du web
Le Smiley de Val-Mart, son logo est devenu symbole du web © Radio France / VM

Sur 20 mille mètres carrés se cotoient produits frais, vetements, jouets, hi fi, tondeuses à gazon, opticiens, tout absolument tout. 140 000 produits référencés contre 40 000 dans un immense Carrefour. Le tout dispo 24h/24 avec des centres de relaxation, esthétique et un parking deux fois plus grand que le magasin. Prix en moyenne inférieurs de 15%.

Slogan de Wal-Mart « permettre à nos clients de faire des économies est dans notre ADN »

Avec un modèle social qui prend le contrepied de celui de la GM.

General Motors avaient appliqué les méthodes du Fordisme reçu en héritage.

Henry Ford payait très bien ses employés pour qu’il puisse s’acheter une voiture. Wal-Mart paie mal les siens pour qu’ils soient contraints d’acheter ses produits. Chez Wal-Mart, le temps partiel est encouragé, les avantages sociaux compressés, seulement la moitié des employés est couvert par l’assurance santé maison. Conclusion : Le premier employeur du pays produit des travailleurs pauvres. Ce phénomène porte un nom : la wal-martisation de l’Amérique

Une autre terminologie pour dire que l'’Amérique passe au « low cost » social.

Echos d'Ailleurs sur Twitter : @EricValmir

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