Encore une fois, le "C'était mieux avant".

Le Tea Party n’est pas un mouvement des victimes de la crise mais ces militants estiment que le pays décline inéluctablement. L’Amérique était habituée à gagner quoiqu’elle fasse. Aujourd’hui elle bascule sur le versant des perdants.Il faut se retrousser les manches et inverser la tendance.

Remonter le temps, revenir à une Amérique d’autrefois fantasmée. Repli sur soi, valeurs familiales et religieuses, fermée aux immigrants. Mais cette Amérique ne reviendra pas. Elle est urbaine et métissée. 41% des enfants américains naissent hors mariage et plus de 50% de la population n’est pas mariée. Divorces et familles monoparentales vivent majoritairement dans les campagnes conservatrices et les milieux modestes. La nostalgie d’un passé mythifié ne fonde pas un avenir . Alors nouvelle stratégie des Tea Parties : mettre en avant les leaders issus des minorités ethniques mais aux idées ultraconservatrices.Et surtout contrer Obama.

Joe Wilson "You lie"
Joe Wilson "You lie" © Radio France / CR

Joe Wilson , député républicain de Caroline du Sud

Le 9 septembre 2009, en plein discours au congrès des Etats-Unis dans la chambre des représentants, Barak Obama est interrompu par un tonitruant « Vous mentez ». Brouhaha. Puis Barak Obama, avec son flegme habituel, reprend.

Le lendemain, Joe Wilson passe sa journée sur les plateaux à présenter ses excuses.

Réprimandé par une résolution de la Chambre des Représentants à son égard. En 220 ans d’histoire, une première .

Et Joe Wilson par ricochet devient la star de la droite dure américaine en colère et devient le convive incontournable des diners de levées de fonds.

Olympia Snowe
Olympia Snowe © Radio France / Official

Olympia Snowe , sénatrice républicaine du Maine.

Elle incarne la droite modérée conservatrice sur le plan économique, elle a soutenu les baisses d’impôts de Georges Bush , et en matière de politique étrangère, elle a voté pour l’intervention en Irak.

En revanche, plus libérale sur les questions de société, favorable à l’avortement et aux droits des homosexuels. Mais ces positions l’isolent dans son camp et après 30 années au Congrès, elle finit par abandonner la politique le 28 février 2012.

« Je trouve particulièrement frustrant qu’une telle atmosphère de polarisation ait envahi nos campagnes électorales et nos institutions ».

Echos d'ailleurs sur Twitter : @EricValmir

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